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En brefAgriculture

Les observatoires de l’« agribashing » ne trouvent pas grand-chose à observer

Ces observatoires créés depuis fin 2019 ont bien du mal à trouver des éléments concrets qui attesteraient de l'existence de l'«agribashing».

Existe-t-il vraiment de l’« agribashing » en France ? Quelques jours avant le lancement de la campagne des élections aux chambres d’agriculture (le 7 janvier), un article du quotidien Le Monde a révélé que les observatoires de l’agribashing n’ont aucune activité.

Ces dispositifs — qui rassemblent les services du préfet, de la gendarmerie, du renseignement territorial, du parquet et des syndicats agricoles — ont été créés dans la foulée de la cellule de gendarmerie Demeter, fin 2019. Elle visait principalement à « lutter contre l’agribashing et les intrusions dans les exploitations », qui seraient supposément effectués par des militants écologistes et antispécistes.

Sauf que « ce phénomène [d’agribashing] demeure cinq ans plus tard quasi introuvable », écrit Le Monde. Le journal se base sur le travail de l’ONG Aria, qui a demandé à dix préfectures du Grand Ouest — sélectionnées en raison de la forte concentration d’élevages dans la région — de lui communiquer des documents relatifs aux activités des observatoires de l’agribashing. L’ONG a ainsi appris qu’aucune réunion n’a eu lieu, entre 2020 et 2024, en Ille-et-Vilaine, en Mayenne et en Sarthe.

Pas de mention d’atteinte idéologique

Dans les départements où des réunions se sont tenues, comme en Vendée, les compte-rendus ne mentionnent aucune atteinte idéologique du fait d’activistes écologistes ou antispécistes, seulement des vols ou des cambriolages.

Les seules données publiques nationales qui existent sur l’ampleur de l’agribashing en France sont issues d’une mission d’information parlementaire, publiée en janvier 2021. Elle avait recensé en 2019 49 « infractions “motivées par une idéologie” », principalement des intrusions dans des élevages.

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