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Loi mobilité : une centaine de militants ont mimé les morts de la pollution de l’air

Ce mardi 4 juin, au matin, une centaine de défenseurs du climat ont bloqué la circulation rue de l’université, auprès de l’Assemblée nationale. Les activistes ont fait irruption à 9 h 20, ont enfilé des gilets jaunes à l’effigie d’Anv-Cop21 et dévoilé des T-shirt blancs aquarellés de poumons noirs. Les messages, sur leurs banderoles : « Éteins ton moteur, respire le bonheur », « France, 1 décès sur 10 lié à la pollution de l’air » ou encore « le fond de l’air effraie ».

Cette action de désobéissance civile était vouée à interpeller les députés sur le projet de loi d’orientation sur la mobilité, débattu depuis hier lundi par les parlementaires. « C’est une opportunité cruciale de transformer la manière dont nous nous déplacerons demain, mais la loi est actuellement trop insuffisante », a expliqué Victor Vauquois, porte-parole de Respir’action, rappelant que plus de 67.000 personnes meurent prématurément, chaque année en France, de la pollution de l’air.

La circulation a été bloquée durant 15 minutes, puis les activistes se sont allongés, inertes, place du Palais Bourbon, devant l’Assemblée. Encerclés par une vingtaine de CRS, les défenseurs du climat ont soudain mimé de grosses quintes de toux. « Les transports représentent 30 % des émissions de gaz à effet de serre en France. Ce projet de loi est une opportunité d’aller plus loin pour mettre fin aux injustices liées aux transports, et lutter contre le dérèglement climatique et la pollution de l’air », a déclaré Teissir Ghrab d’Action Climat Paris.

En substance, les activistes demandent aux députés d’agir pour :

  • La fin de la vente des voitures neuves diesel & essence d’ici à 2030 ;
  • La généralisation du droit au forfait mobilité durable (vélo + covoiturage) ;
  • La suppression des « ristournes » au fret routier ;
  • L’amélioration du dispositif de zones à faibles émission ;
  • L’abandon des projets de nouvelles routes.

L’action s’est terminée dans le calme aux alentours de 9 h 40, quand les CRS, la mine détendue, ont escorté les activistes jusqu’à la bouche de métro.

  • Source : Alexandre-Reza Kokabi pour Reporterre

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