123
Média indépendant à but non lucratif, en accès libre, sans pub, financé par les dons de ses lectrices et lecteurs

En brefPolitique

Macron drague Glucksmann et les écolos... en vain

Le chef de l’Etat a répondu aux questions des journalistes le 12 juin.

On peut largement parler d’un appel du pied. Mercredi 12 juin, à l’occasion d’une conférence de presse consacrée aux élections législatives anticipées, Emmanuel Macron a évoqué « la campagne vraiment respectable » de Raphaël Glucksmann (Parti socialiste-Place publique) lors des élections européennes.

Citant également les socialistes ou encore les écologistes, le chef de l’État s’est dit « convaincu que des sociaux-démocrates, des radicaux, des écologistes et des démocrates-chrétiens gaullistes » peuvent « se retrouver pour agir » à l’occasion du scrutin des 30 juin et 7 juillet, loin de « la fièvre extrémiste ». Comprendre : le Rassemblement national (RN) mais aussi La France insoumise (LFI), le président n’ayant eu de cesse de renvoyer dos à dos le parti d’extrême droite et le mouvement de gauche, qu’il a accusé d’« antisémitisme » et « d’antiparlementarisme ». Emmanuel Macron a en outre qualifié d’« indécente » l’alliance du Front populaire composée de LFI, du Parti socialiste (PS), des Écologistes et du Parti communiste (PC).

« Le Front populaire est la seule alternative », répondent les écolos

Appelant à un large « rassemblement » autour de la majorité présidentielle (Renaissance) — sans LFI et le RN, donc —, Emmanuel Macron a ainsi évoqué l’idée d’une « fédération de projets pour gouverner ». Laquelle serait basée sur des discussions et des « compromis » avec d’autres formations politiques.

Si pour l’heure Raphaël Glucksmann n’a pas réagi publiquement à cette opération de drague, côté écologistes, d’autres réponses ne se sont pas fait attendre. « Emmanuel Macron n’a plus rien à dire, plus rien à proposer [...] Le Front populaire est la seule alternative pour faire barrage au projet raciste et réactionnaire du RN », a déclaré sur X Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes.

D’autant que, pendant le point presse du chef de l’État, les gauches réunies sous la bannière du « Nouveau front populaire » ont annoncé avoir trouvé un accord de principe concernant la répartition des circonscriptions pour les législatives. LFI en a obtenu 229 — contrairement aux 300 annoncées par Macron —, le PS 170, les écologistes 110 et le PC 50.

legende