Macron drague Glucksmann et les écolos... en vain
Le chef de l’Etat a répondu aux questions des journalistes le 12 juin. - Capture d'écran France télévisions.
Le chef de l’Etat a répondu aux questions des journalistes le 12 juin. - Capture d'écran France télévisions.
Durée de lecture : 2 minutes
On peut largement parler d’un appel du pied. Mercredi 12 juin, à l’occasion d’une conférence de presse consacrée aux élections législatives anticipées, Emmanuel Macron a évoqué « la campagne vraiment respectable » de Raphaël Glucksmann (Parti socialiste-Place publique) lors des élections européennes.
Citant également les socialistes ou encore les écologistes, le chef de l’État s’est dit « convaincu que des sociaux-démocrates, des radicaux, des écologistes et des démocrates-chrétiens gaullistes » peuvent « se retrouver pour agir » à l’occasion du scrutin des 30 juin et 7 juillet, loin de « la fièvre extrémiste ». Comprendre : le Rassemblement national (RN) mais aussi La France insoumise (LFI), le président n’ayant eu de cesse de renvoyer dos à dos le parti d’extrême droite et le mouvement de gauche, qu’il a accusé d’« antisémitisme » et « d’antiparlementarisme ». Emmanuel Macron a en outre qualifié d’« indécente » l’alliance du Front populaire composée de LFI, du Parti socialiste (PS), des Écologistes et du Parti communiste (PC).
« Le Front populaire est la seule alternative », répondent les écolos
Appelant à un large « rassemblement » autour de la majorité présidentielle (Renaissance) — sans LFI et le RN, donc —, Emmanuel Macron a ainsi évoqué l’idée d’une « fédération de projets pour gouverner ». Laquelle serait basée sur des discussions et des « compromis » avec d’autres formations politiques.
Si pour l’heure Raphaël Glucksmann n’a pas réagi publiquement à cette opération de drague, côté écologistes, d’autres réponses ne se sont pas fait attendre. « Emmanuel Macron n’a plus rien à dire, plus rien à proposer [...] Le Front populaire est la seule alternative pour faire barrage au projet raciste et réactionnaire du RN », a déclaré sur X Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes.
D’autant que, pendant le point presse du chef de l’État, les gauches réunies sous la bannière du « Nouveau front populaire » ont annoncé avoir trouvé un accord de principe concernant la répartition des circonscriptions pour les législatives. LFI en a obtenu 229 — contrairement aux 300 annoncées par Macron —, le PS 170, les écologistes 110 et le PC 50.