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En brefÉconomie

Manger moins de viande ferait économiser des milliards d’euros de coûts de santé

La viande rouge est associé à 334 000 décès pour la seule année 2021.

Manger moins de viande rouge et moins de viande transformée (de type saucisse ou charcuterie) permettrait, en France, d’économiser jusqu’à 1,7 milliard d’euros de coûts de santé. À l’échelle d’une partie des principaux pays consommateurs de viande (États-Unis, Allemagne, France, Royaume-Uni, Canada, Australie, Suisse, Norvège, Danemark, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg), le gain pourrait même se chiffrer à 47 milliards de dollars étasuniens, soit plus de 40 milliards d’euros.

C’est le résultat d’une étude publiée le 1ᵉʳ octobre par le groupe international de chercheurs Zero Carbon Analytics. Ces montants correspondent au gain estimé par les scientifiques si l’on réduisait de 30 % la charge de morbidité lié à la consommation de viande rouge et viande transformée dans ces pays. De quoi redéployer ces budgets santé pour embaucher 634 000 infirmières dans les pays étudiés, selon les chercheurs.

Réduire de seulement 10 % la charge de morbidité permettrait déjà d’économiser près de 8 milliards d’euros, concernant la viande transformée, et plus de 5,3 milliards d’euros pour la viande rouge, selon cette analyse. Via ces résultats, les auteurs insistent sur la nécessité d’agir pour réduire la consommation de viande, plutôt que de devoir traiter après coup de nombreux problèmes de santé.

Des millions d’années de vie en bonne santé perdues à cause de la viande

« Selon l’étude Global Burden of Disease, la plus grande étude mondiale sur la santé basée sur des données réelles, la viande transformée a été associée à 295 000 décès et la viande rouge à 334 000 décès pour la seule année 2021. Elle a également révélé que la consommation de viande transformée et de viande rouge était responsable de 10,4 millions et 9,6 millions d’années de vie en bonne santé perdues, respectivement, c’est-à-dire des années qui auraient pu être vécues sans maladie liée à l’alimentation », note les scientifiques dans un communiqué.

La consommation de viande rouge et de viande transformée ne cesse pourtant d’augmenter, alertent les scientifiques. Elle est notamment en forte hausse dans les pays à revenus moyens et faibles, où les systèmes de santé sont moins performants. Des politiques fiscales telles que des taxes et des restrictions commerciales « similaires à celles appliquées avec succès à des produits comme le sucre ou le sel », pourraient être une piste pour s’attaquer au problème, préconisent-ils.

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