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En brefChasse

Morts de la chasse : deux collectifs envoient l’État au tribunal

L’Association de protection des animaux sauvages (Aspas) et le collectif Un jour Un chasseur ont saisi le tribunal administratif de Paris d’un recours en carences fautives de l’État.

Le gouvernement avait deux mois pour leur répondre. Résultat : silence radio. Le 1er février, l’Association de protection des animaux sauvages (Aspas) et le collectif Un jour Un chasseur ont saisi le tribunal administratif de Paris d’un recours en carences fautives de l’État. Objectif : contraindre celui-ci à adopter des mesures nationales propres à assurer la sécurité des citoyens vis-à-vis de la chasse.

Cette requête n’est pas tombée du ciel. Le 10 octobre 2023, dans une lettre adressée au gouvernement, les militants l’exhortaient à agir dans un délai de deux mois, afin de régler le conflit à l’amiable. Resté mutique sur ces questions, il a au contraire travaillé à de nouvelles mesures prochasse. Notamment, la vente de munitions chez les buralistes ou l’extension de la période de chasse des sangliers à douze mois… par an. Pendant ce temps, des balles continuent à traverser « les portes et fenêtres de maisons occupées dans le Lot, la Meurthe-et-Moselle ou encore les Pyrénées-Atlantiques ».

Requête : un jour sans chasse hebdomadaire

Désormais, ce sera aux magistrats de trancher. Les deux requérants attendent notamment l’adoption de deux mesures fortes : un jour sans chasse hebdomadaire ainsi qu’un périmètre de sécurité d’au moins 3 kilomètres autour des habitants. « Si elles avaient été appliquées, ces mesures auraient permis d’éviter le décès de 13 non-chasseurs sur les 19 tués ces quinze dernières années », précisent les associations. Dont celui de Morgan Keane, mort d’une balle dans le thorax à 25 ans, alors qu’il coupait du bois dans son jardin.

La disparition du Lotois avait provoqué la naissance du collectif Un jour Un chasseur, porté par les amies de la victime. Leur pétition en ligne, signée par plus de 120 000 personnes, avait alors déclenché l’ouverture d’une mission parlementaire sur la sécurisation de la chasse. Le 9 janvier 2023, le ministère de la Transition écologique avait finalement dévoilé son plan pour lutter contre ce fléau. Un an plus tard, presque aucune mesure n’a pourtant vu le jour, assurent les deux collectifs.

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