Munitions de chasse chez les buralistes : les animalistes accusent le coup
Les chasseurs pourront acheter leurs munitions chez les buralistes à partir de janvier 2024. - Flickr / CC BY-ND 2.0 / Département des Yvelines
Les chasseurs pourront acheter leurs munitions chez les buralistes à partir de janvier 2024. - Flickr / CC BY-ND 2.0 / Département des Yvelines
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Les bureaux de tabac devraient pouvoir vendre des munitions, notamment pour la chasse, à partir du 1er janvier 2024. L’annonce, faite mercredi 22 novembre par le chef du service central des armes et explosifs auprès du ministère de l’Intérieur, Jean-Simon Mérandat, dans une émission en ligne de Chassons.com a aussitôt fait naître une polémique.
« Il est insupportable que l’État facilite l’utilisation des armes », a par exemple réagi sur X (ex-Twitter) le Parti animaliste. « La société est déjà suffisamment violente pour que l’État n’en rajoute pas en encourageant un loisir de mort », a estimé le président de l’Alliance des opposants à la chasse (AOC), Jean-Louis Chuilon, auprès de La Croix.
Le ministère de l’Intérieur, cité par Ouest-France, s’est voulu de son côté rassurant. Seules les munitions pour les armes « des catégories C [pour la chasse principalement] et D » seront autorisées à la vente (la catégorie D désigne les armes en vente libre comme les pistolets de paintball ou les carabines à air comprimé). Les buralistes devront suivre une formation de deux jours à la vente de munitions et demander une autorisation au préfet. Le président de la Confédération des buralistes, Philippe Coy, a indiqué à l’AFP que ces ventes se mettraient en place à partir du premier trimestre 2024.
La mesure est présentée comme devant faciliter la vie aux chasseurs, qui, selon Chassons.com, doivent parfois faire plus de 70 km pour se fournir en munitions. Mais plusieurs éléments invitent à douter de sa véritable utilité. Les cartouches sont désormais facilement achetables en ligne et le nombre d’armureries en France n’est pas en baisse, mais stabilisé autour de 800 selon la Fédération professionnelle des métiers de l’arme et de la munition de chasse et de tir (Fepam). La mesure a surpris jusqu’aux chasseurs eux-mêmes, rapporte France 3.