Notre-Dame-des-Landes : Les grévistes de la faim sont alités

Durée de lecture : 2 minutes

25 avril 2012 / Le Télégramme


Nantes - 23 avril 2012

Les deux agriculteurs ayant entamé, il y a treize jours, une grève de la faim afin de protester contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et leur expulsion de leurs fermes et de leurs habitations, sont désormais allongés sur des lits pliants sous une tente dressée dans le centre-ville de Nantes.

Les deux hommes, Marcel Thébault, 54 ans, exploitant agricole et Michel Tarin, 64 ans, agriculteur en retraite, qui ont arrêté de se nourrir le 11 avril, ont perdu respectivement douze et onze kilos.

La conseillère générale Parti de gauche Françoise Verchère, qui a rejoint leur mouvement le 18 avril, a pour sa part annoncé la perte de six kilos. Tous trois sont désormais étendus sur des lits pliants sous une tente plantée dans un square du centre de Nantes et sont vus quotidiennement par des médecins. « On peut encore marcher mais on risque de tomber : je me suis évanouie une fois, pas envie de recommencer », a raconté Mme Verchère.

Les agriculteurs, dont les propriétés sont situées sur le futur site, ont commencé leur mouvement après avoir reçu un avis d’expropriation. Ils demandent la suspension de la procédure dans l’attente de l’issue de recours en justice contre la déclaration d’utilité publique de l’aéroport, attribué au groupe Vinci.

Un projet largement contesté

L’aéroport doit être construit d’ici à 2017 à Notre-Dame-des-Landes, à 30 km au nord de Nantes. Le projet, validé par l’Etat, est soutenu par le PS, qui domine les collectivités locales concernées, et par l’UMP. Mais il est contesté notamment par Europe Ecologie-Les Verts, le Parti de Gauche et le Modem, ainsi que par de nombreuses associations locales et la Confédération paysanne.

Des opposants ont annoncé leur intention d’interpeller lundi après-midi le candidat socialiste François Hollande lors de son meeting à Lorient.

La procédure d’expropriation des propriétaires et des exploitants situés sur la concession de 1.600 hectares attribuée au groupe Vinci a démarré en janvier 2012.



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Source : Le Télégramme de Brest

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