Nucléaire : des manquements pointés dans le projet d’EPR2 à Penly
La centrale nucléaire de Penly fait partie des sites sélectionnés pour accueillir des réacteurs de type EPR2. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / JKremona
La centrale nucléaire de Penly fait partie des sites sélectionnés pour accueillir des réacteurs de type EPR2. - Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0 / JKremona
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EDF devra revoir sa copie pour son projet de deux réacteurs EPR2 à Penly (Seine-Maritime), après un avis publié le 2 février par l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR).
L’autorité juge que le dossier transmis par EDF « ne permet pas de conclure à la suffisance de la conception et de la démarche de dimensionnement des ouvrages de génie civil ». Elle réclame des compléments d’information, notamment pour l’enceinte de confinement. Pour plusieurs ouvrages, l’analyse n’a même pas pu être faite car « l’ensemble des notes d’hypothèses et de dimensionnement n’[étaient] à ce stade pas disponible ».
Enfin, l’ASNR demande des garanties contre les infiltrations d’eaux souterraines, un enjeu sensible pour Penly, située au bord de la Manche. Un précédent avertissement concernant le sol de Gravelines avait déjà été émis à l’automne 2025.
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EDF, qui a « pris acte de l’avis », doit fournir des éléments complémentaires pour instruction. Les deux EPR2 normands, premiers de cette nouvelle génération, sont réalisés par EDF avec Eiffage pour le génie civil. Les travaux, débutés mi-2024, mobilisent plus d’un millier de personnes. La mise en service du premier réacteur a été repoussée de 2036 à 2038, et le premier béton de l’îlot nucléaire, initialement prévu en 2028, est désormais prévu pour mars 2029. Le coût des six EPR2 prévus à Penly, Bugey et Gravelines s’élevait en 2020 à 72,8 milliards d’euros. La décision finale d’autorisation de création et d’investissement pour Penly est attendue fin 2026, pour un décret gouvernemental début 2027.