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Panne à Fukushima : le système de refroidissement d’une piscine relancé

Durée de lecture : 2 minutes

5 avril 2013 / 20 Minutes


Le système de refroidissement du combustible nucléaire usé de la piscine du réacteur numéro 3 de la centrale ravagée de Fukushima (Japon) a été remis en service après une panne de plusieurs heures, a annoncé vendredi la compagnie exploitante Tepco.

Une alarme avait retenti à 14H27 (05H27 GMT) et les techniciens avaient constaté que le dispositif était stoppé.

Les vérifications opérées sur place laissent supposer que des travaux préventifs sur le site seraient à l’origine de cette panne.

La remise en service a été confirmée à 17H20 (08H20 GMT).

La situation n’était pas jugée alarmante, puisque la température de l’eau de la piscine était de 15,1° Celsius peu avant la coupure, selon un communiqué du groupe qui précise que, sans refroidissement continu, elle augmente à raison de 0,145°C par heure. Cela laissait environ deux semaines avant qu’elle n’atteigne le niveau de 65°C fixé comme étant celui à ne pas dépasser.

La piscine du réacteur 3, totalement saccagé par une explosion d’hydrogène, contient un peu plus de 500 assemblages de combustible usé.

Toutefois, ce nouvel incident souligne la précarité des installations. C’est le deuxième gros problème de refroidissement survenu en moins d’un mois à Fukushima Daiichi, complexe mis en péril par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est du Japon.

Les 18 et 19 mars, les systèmes de refroidissement des piscines 1, 3, 4 et d’un bassin commun s’étaient arrêtés à cause d’une panne de courant dont on apprit ultérieurement qu’elle avait été provoquée par un court-circuit causé par un rat.

La compagnie Tepco avait alors été fortement critiquée pour avoir mis trois heures avant de faire état de cette grave avarie.

C’est lors de travaux menés vendredi pour mieux protéger les équipements contre ces rongeurs et autres petits animaux que la nouvelle panne est survenue.

« Il existe une forte probabilité pour qu’un problème de réseau de terre se soit produit », a précisé Tepco tout en indiquant poursuivre les investigations.

Beaucoup des moyens techniques provisoires mis en place sur le site pour éviter le pire sont encore en service et sont de fait très vulnérables.

La situation de la centrale de Fukushima est considérée comme stabilisée depuis décembre 2011, mais le site reste très fragile, notamment en cas de nouveau séisme et tsunami comme ceux qui ont mis en péril ce complexe atomique le 11 mars 2011.



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Source et photo : 20Minutes

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