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En bref — Politique

Pas d’accord entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon

Au cours du week-end, la perspective d’une alliance entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon est passée du rang de l’hypothèse à celui de la chimère.

Le vent a tourné vendredi 17 février, lorsque sur BFMTV Jean-Luc Mélenchon a affirmé ne pas vouloir s’accrocher au « vieux corbillard » du PS. Les deux hommes devaient convenir d’une rencontre au cours du week-end et se sont parlés, alors que Benoît Hamon était en déplacement au Portugal. Mais d’après le candidat de la France insoumise, les choses avaient déjà trop tardé.

« J’ai attendu. Je ne voulais pas faire le mec qui se précipite, trois semaines, ça va ! », a-t-il estimé, devant la caméra de BFMTV. « Voilà, j’ai proposé une date de rendez-vous (...) Et puis, après j’apprends que, non, non, j’aurais fermé la porte… Alors que c’est quand même moi qui ait fait le pas ! », se défend Jean-Luc Mélenchon.

En marge de sa visite au Portugal, Benoît Hamon a remis de l’huile sur le feu en affirmant qu’il ne « courrai(t) pas après Jean-Luc Mélenchon », ni après personne. Dimanche 19 février, dans Le Grand jury, il a aussi dénoncé les « conditions fortes » posées par Jean-Luc Mélenchon comme préalable d’un rassemblement, puisque le candidat de la France insoumise souhaite ne voir investir aux législatives aucun ministre du quinquennat.

« Ma priorité ne consiste pas à parler aux appareils (...) mais aux électeurs de gauche et à tous les Français. Nous ne pouvons pas nous permettre d’assister passifs à un second tour entre la droite, qui est une droite dure, et l’extrême droite », a-t-il insisté, brandissant la menace du vote frontiste.

« C’est la raison pour laquelle je serai tenace, têtu. Je respecte les égos, j’en ai moi-même un. Mais si la dynamique se confirme, vous verrez, elle parviendra à vaincre bien des réticences », a-t-il estimé, se voulant optimiste.

A quoi le porte-parole de La France insoumise, Alexis Corbière, a répondu : « Quand un socialiste vous parle d’unité, ça veut dire derrière moi », a-t-il dénoncé, déclarant que Jean-Luc Mélenchon n’était pas « un satellite du PS ». « Nous sommes une force majeure. Benoît Hamon est un candidat sous influence solférinienne », a-t-il ajouté.

Benoît Hamon, engagé également dans des discussions avec un autre candidat de la gauche, Yannick Jadot, devrait avoir moins de difficultés à mener cette histoire à bien. Les deux hommes doivent se rencontrer ce lundi et sont parvenus à trouver un accord. Un vote devrait intervenir en fin de semaine, après lequel le candidat écologiste pourra retirer officiellement sa candidature.

-  Source : BFMTV

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