Plus de 175 000 Européens meurent chaque année des fortes chaleurs
En deux décennies, la mortalité liée à ces chaleurs a bondi de 30 % en Europe. - Wikimedia Commons/CC BY 2.0/Bodomi
En deux décennies, la mortalité liée à ces chaleurs a bondi de 30 % en Europe. - Wikimedia Commons/CC BY 2.0/Bodomi
Durée de lecture : 1 minute
Alors que de fortes températures assommaient, il y a quelques jours encore, les quartiers populaires de Toulouse, neuf départements du Sud-Est sont désormais en vigilance orange canicule. Le 2 août, le mercure devrait y frôler les 40 °C. La veille, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a d’ailleurs dévoilé que 175 000 Européens meurent chaque année des répercussions de la chaleur extrême.
« Les températures extrêmes exacerbent les maladies chroniques, notamment les maladies cardiovasculaires, respiratoires et cérébro-vasculaires, la santé mentale et les affections liées au diabète », précise l’Organisation. Dès lors que le corps humain ne parvient plus à maintenir son thermostat entre 36 et 37 °C, survient aussi un phénomène appelé « stress thermique ». Il est aujourd’hui la première cause de mortalité liée au climat en Europe.
En deux décennies, la mortalité liée à ces chaleurs a bondi de 30 % en Europe. Et ce nombre devrait continuer de « monter en flèche ». Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, appelle ainsi à freiner le changement climatique, à l’origine de l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des canicules. Il réclame en outre une meilleure prise en charge des personnes vulnérables et la protection des travailleurs exposés à ce qu’il qualifie de « tueur invisible ».