Prise de poids, sperme détérioré : les dégâts de la nourriture ultratransformée
En l’espace de seulement trois semaines, le régime ultratransformé augmente la prise de poids d’environ 1,5~kilo, principalement en masse graisseuse. - © Serge Tenani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
En l’espace de seulement trois semaines, le régime ultratransformé augmente la prise de poids d’environ 1,5~kilo, principalement en masse graisseuse. - © Serge Tenani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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La nourriture ultratransformée nuit à notre santé reproductive et métabolique. C’est la conclusion d’une étude publiée le 28 août dans la revue Cell Metabolism.
Durant 21 jours, 43 hommes ont été nourris avec soit une majorité d’aliments ultratransformés — c’est-à-dire contenant des graisses saturées, des céréales raffinées, des sucres ajoutés, et autres additifs industriels (émulsifiants, édulcorants, exhausteurs de goût, conservateurs…) —, soit une majorité d’aliments non-transformés.
Prise de graisse
Après une pause de trois mois, ils ont ensuite suivi l’autre régime pendant 21 jours. Les chercheurs ont ensuite comparé comment chacun des deux régimes (équivalents en termes d’apport calorique) avait affecté leur santé.
Premier enseignement : les calories « ne sont pas stockées ou métabolisées de la même manière », selon qu’elles proviennent d’aliments industriels ou d’aliments non-transformés, écrivent les chercheurs. En l’espace de seulement trois semaines, le régime ultratransformé augmente la prise de poids d’environ 1,5 kilo, principalement en masse graisseuse.
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Plusieurs hormones impliquées dans le métabolisme énergétique — c’est-à-dire la faculté de l’organisme à « brûler » les graisses et les sucres — ont également été affectées. La qualité du sperme des participants, quant à elle, a eu tendance à « se détériorer », avec une diminution de la motilité totale des spermatozoïdes.
Les chercheurs ont également observé une tendance à l’élévation de la concentration dans le sang d’un plastifiant (le cx-MINP), métabolite d’un phtalate (le DiNP) aux effets délétères sur la santé cardiovasculaire, le cerveau et les fonctions reproductives. Les taux de lithium plasmatique ont quant à eux eu tendance à diminuer. Le lithium étant impliqué dans la régulation de l’humeur, cette altération peut, selon les chercheurs, être associée « à une détérioration de la santé mentale » des personnes suivant un régime ultratransformé.