Raisin surprise et comptine de cour d’école dans le jardin sans pétrole

Durée de lecture : 2 minutes

5 septembre 2015 / Christine Laurent (Reporterre)

Lutter contre les rats taupiers, nettoyer le jardin des végétaux fanés, redonner vie à l’humus... L’été et la sécheresse sont passés par là et il y a beaucoup à faire. Au jardin sans pétrole aussi c’est la rentrée !


Retour au jardin, après quelques visites rapides pendant le mois d’août pour désaltérer nos plantes assoiffées par une sécheresse caniculaire qui fera date dans l’histoire météorologique !

Aujourd’hui 30 août, le RER est vide. Nous embarquons nos vélos, le compost, un petit sachet de graines de mâche verte d’Etampes et un piège contre les rats taupiers dont les dégâts ont fini par nous faire réagir : pas une carotte, pas une betterave, des choux qui se morfondent et une grosse inquiétude sur les poireaux qui semblent pour l’instant avoir échappé à la vilaine mineuse.

Une pluie salutaire s’est abattue et le pluviomètre indique 45 millimètres. Elle a reverdi la prairie dans laquelle l’herbe et tout une myriade de « salades » sauvages pousse à nouveau.

La comptine des perdreaux

Il y a beaucoup à faire : nettoyer le jardin des végétaux fanés en les coupant au raz du sol afin de laisser en terre leurs racines. Elles limitent le tassement du sol, puis se délitent lentement et se transforment en humus. A propos d’humus, nos tas de compost sont à l’arrêt. La sécheresse y a sérieusement ralenti la vie. Nous versons plusieurs arrosoirs sur les débris végétaux en décomposition en mélangeant ces derniers pour bien les humidifier.

En dépit des difficultés climatiques, le jardin offre de belles surprises : des haricots verts, plusieurs potimarrons, des concombres et des courgettes, de la cressonnette marocaine, de l’arroche rouge un peu sur la fin, du basilic, de divines tomates et les premières grappes de raisin. Les quantités sont modestes mais la diversité est là.

Nous la cultivons aussi autour du potager. A cette saison, on peut, sans risque de les déranger, aller voir si notre cabane à hérissons a servi de foyer à un jeune couple pendant l’hiver. Délicatement, j’ai ôté les branches et soulevé la caisse étanche. Sur une litière d’herbes sèches quelques poils gris sans autres indices que je puisse déceler. J’ai envoyé ces photos au Hameau des hérissons, une association qui défend ces animaux tant malmenés par les hommes, mais leur réponse est sans appel : aucun hérisson n’est venu là. Ce duvet pourrait bien venir d’un couple d’oiseaux et me revient cette comptine de cours de récré : pie-à haut-nid-caille-à-bas-nid-coucou-n’a-ni-haut-ni-bas-nid. Des perdreaux ?


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Lire aussi : Le jardin sans pétrole - Ce que la nature nous a appris cette année

Source et photos : Christine Laurent pour Reporterre

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