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Économie

Richard Branson transfère de l’argent dans un paradis fiscal tout en demandant des subventions au gouvernement anglais

Richard Branson a transféré des actifs des États-Unis vers les îles Vierges britanniques à un moment où l’une de ses entreprises cherchait à obtenir un renflouement de l’État en raison de la pandémie de coronavirus, indique l’agence Bloomberg.

Une société basée dans le Delaware (États-Unis) et détenant une participation de 1,1 milliard de dollars dans Virgin Galactic Holdings Inc. (société de voyages dans l’espace) a transféré le 16 mars des actions de celle-ci vers les îles Vierges britanniques, où vit M. Branson. Les résidents des îles Vierges ne paient aucun impôt sur le revenu ou sur les gains du capital.

Virgin Galactic est devenue l’année dernière la première entreprise de tourisme spatial cotée en bourse après avoir fusionné avec un véhicule d’investissement coté en bourse, et la société holding du Delaware a été créée pour cette transaction.

« Il s’agit d’une réorganisation interne qui n’a aucun effet sur notre participation », a déclaré un représentant de Branson. « Plutôt que de continuer à détenir les actions indirectement, nous avons entrepris cet exercice pour éliminer la propriété indirecte par le biais de cette filiale, l’entité américaine n’étant plus nécessaire. »

La compagnie de Branson, Virgin Atlantic, a demandé des centaines de millions de livres de subventions

Virgin Atlantic, la compagnie aérienne de Branson, a été durement touchée par la pandémie. Le mois dernier, lors de consultations avec le personnel, les employés ont accepté de prendre huit semaines de congés sans solde. La compagnie a demandé au gouvernement britannique de lui accorder des centaines de millions de livres sterling sous forme de prêts garantis par le gouvernement, dans le cadre d’une demande plus large pour l’industrie aéronautique.

« Le propriétaire d’entreprises mondiales semble heureux de structurer sa propriété à travers certaines des juridictions les plus opaques du monde, a déclaré Alex Cobham, du Réseau pour la justice fiscale (Tax justice network). La même personne fait maintenant appel au soutien du public. »

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