T-shirts ensanglantés : une action choc contre le Black Friday
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Contre les ravages sociaux et environnementaux de la fast-fashion, des associations écolos se sont mobilisées à la veille du Black Friday. Elles ont étendu des tee-shirts maculés de faux sang au cœur de Paris.
1ᵉʳ arrondissement de Paris, reportage
« Quelqu’un qui produit un vêtement pour Shein, c’est 4 centimes d’euros qui lui revient en moyenne pour la confection du vêtement. » Sous la canopée du grand centre commercial de Châtelet-les-Halles à Paris, Pierre Condamine, membre des Amis de la Terre, détaille les effets délétères de l’industrie de la mode sur l’environnement et les droits des travailleuses et travailleurs.
Jeudi 23 novembre, la veille du Black Friday, des militants de son association, avec Alternatiba Paris et le collectif Le Bruit qui court, ont organisé une représentation artistique d’une trentaine de minutes face à ce temple de la consommation parisienne, qui abrite notamment les enseignes Zara et H&M.
Faux sang et chiffres choc
Des tee-shirts tachés de sang accrochés sur des cordes à linge et des chiffres choc : l’objectif de ce happening était de clôturer la semaine de campagne Stop Fast-Fashion de l’association Les Amis de la terre. Elle demande au gouvernement de régulariser le milieu de la mode pour protéger l’environnement et les droits des travailleurs.
L’industrie de la mode pourrait représenter jusqu’à 10 % des émissions de CO₂ selon le Programme des Nations unies pour l’environnement. Un chiffre qui grimpera à 26 % en 2050, si cette industrie n’est pas régulée dit l’Ademe.
Une action à revoir dans notre reportage vidéo :