Tampons et serviettes : leur composition devra enfin être affichée
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Viscose, coton, cellulose, polyéthylène, microbilles, colle… À compter du 1ᵉʳ avril prochain, toutes les boîtes de serviettes, tampons et autres produits de protection intime féminine devront afficher la composition de leurs produits, annonce la Répression des fraudes dans un communiqué publié le 8 mars.
Sur leurs emballages ou, à défaut d’espace suffisant, sur la notice d’utilisation, les fabricants devront également indiquer, pour chacun des composants, « le détail des substances et matériaux incorporés intentionnellement durant le processus de fabrication du produit fini ». Le décret leur laisse cependant un délai supplémentaire — jusqu’au 31 décembre 2024 — pour écouler leurs stocks déjà mis sur le marché.
« Coton, viscose ou plastique, les femmes doivent pouvoir choisir »
Cette obligation intervient très tardivement alors que le défaut d’information est pointé depuis près de dix ans. Outre ses révélations sur la présence de substances toxiques dans les protections périodiques, le magazine 60 Millions de consommateurs n’a cessé depuis 2016 de réclamer une réglementation pour pallier ce manque d’information sur les matières utilisées : « Coton, viscose ou plastique, les femmes doivent pouvoir choisir leurs protections féminines en connaissance de cause. Surtout quand on sait que le contact répété des parties intimes avec certaines matières, notamment plastiques, peut être à l’origine d’effets indésirables. »
Saisie sur ces questions, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) pointait à son tour le défaut d’information dans un avis de 2016, révisé en 2019. Si depuis la plupart des fabricants ont amélioré leur information, tous ne révèlent pas encore précisément les matières qu’ils utilisent.
Outre la composition, ce décret leur impose également de mentionner « les risques sanitaires associés à la composition ou à l’utilisation du produit », en particulier le risque de syndrome de choc toxique menstruel.