Traité UE-Mercosur : la Commission contredit l’Élysée
Le traité permettrait notamment d’importer 99 000 tonnes de viande bovine de plus qu’aujourd’hui, avec un droit de douane réduit. - Pxhere/CC0
Le traité permettrait notamment d’importer 99 000 tonnes de viande bovine de plus qu’aujourd’hui, avec un droit de douane réduit. - Pxhere/CC0
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Les négociations pour signer le traité de libre-échange avec le Mercosur se poursuivent, contrairement à ce qu’avait laissé entendre le gouvernement. Le 26 janvier dernier, Gabriel Attal avait réitéré l’opposition de la France à la signature de l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur, qui regroupe plusieurs pays d’Amérique du Sud, rapportait alors Euractiv. Une main tendue aux agriculteurs en colère, qui manifestent notamment contre les accords de libre-échange internationaux.
Pourtant, si la Commission européenne a reconnu que les conditions d’un accord entre le Mercosur et l’Union européenne (UE) n’étaient « pas réunies », les négociations continuent, assure un article du Monde.
Si cet accord commercial entrait en vigueur, il pourrait « puiser dans les pays du Sud les matières premières nécessaires pour maintenir quoi qu’il en coûte nos modes de vie », estimait l’économiste Maxime Combes dans une tribune publiée dans Reporterre. Il s’agirait notamment d’importer 99 000 tonnes de viande bovine par an avec un droit de douane réduit. Une concurrence que les agriculteurs estiment déloyale.
Pour rappel, Emmanuel Macron avait déjà annoncé avoir « stoppé net » les négociations UE-Mercosur en juin 2020, devant la Convention citoyenne pour le climat.