Trump nomme un météorologue controversé à la tête d’une importante agence scientifique
Trump a nommé Neil Jacobs, un scientifique spécialiste de l’atmosphère, qui a été reconnu comme ayant violé les politiques d’intégrité scientifique. - Flickr / Trump White House Archived / PDM 1.0
Trump a nommé Neil Jacobs, un scientifique spécialiste de l’atmosphère, qui a été reconnu comme ayant violé les politiques d’intégrité scientifique. - Flickr / Trump White House Archived / PDM 1.0
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Les attaques contre l’agence gouvernementale étasunienne responsable de l’étude de l’océan et de l’atmosphère (la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)) continuent. Mardi 4 février, le président Donald Trump a nommé à sa tête Neil Jacobs, un scientifique spécialiste de l’atmosphère qui a été reconnu comme ayant violé les politiques d’intégrité scientifique pendant le scandale du « Sharpiegate », lors de la première administration Trump.
En septembre 2019, M. Trump avait twitté, à tort, que l’Alabama se trouvait sur la trajectoire de l’ouragan Dorian. Il avait ensuite montré un graphique modifié au marqueur Sharpie suggérant que Dorian frapperait l’Alabama et la Panhandle de Floride. Les prévisionnistes du service météorologique de Birmingham (Alabama) l’avaient contredit, mais la NOAA avait confirmé l’alerte du président dans une déclaration inhabituelle et non signée.
Trump veut se débarasser de cette agence gouvernementale
M. Jacobs, qui en était alors le directeur intérimaire, avait lui-même défendu M. Trump et admonesté les météorologues de Birmingham. Une enquête avait ensuite révélé une influence politique indue dans le processus d’élaboration de la déclaration de la NOAA, en violation de ses normes d’intégrité scientifique.
Dès son investiture, M. Trump a annoncé sa volonté de se débarrasser de cette agence gouvernementale. Son projet 2025, feuille de route pour sa deuxième administration, prévoit que la NOAA soit « démantelée et réduite » et que le travail du National Weather Service soit privatisé.
Mercredi 5 février, des membres du département de l’efficacité gouvernementale (Doge) d’Elon Musk auraient pénétré dans les bureaux de l’agence et cherché à accéder aux systèmes informatiques.