Un Code de la liberté de la presse pour la police

Durée de lecture : 3 minutes

22 janvier 2020



Ce mercredi 22 janvier, le Centre européen pour la liberté de la presse et des médias (ECPMF) et le Syndicat national des journalistes SNJ-CGT ont lancé le Code de la liberté de la presse pour la police à Paris, en français. « L’ECPMF et le SNJ-CGT dévoilent la version française du code dans un contexte d’escalade de la violence à l’encontre des journalistes en France », précisait le communiqué publié par les deux organisations.

Code de la liberté de la presse

Les deux entités ont saisi l’occasion de ce lancement pour « condamner la violence à l’encontre des journalistes et pour appeler la police à mettre fin à la violence et au harcèlement constant des journalistes ». Elles ont également appelé le gouvernement français « à faire respecter l’État de droit et à garantir une protection appropriée aux journalistes dans l’exercice de leur métier ».

« En France comme dans de nombreux pays d’Europe, l’espace médiatique se rétrécit de jour en jour car les journalistes et les travailleurs des médias sont confrontés à la violence de la police, a déclaré le directeur général de l’ECPMF, Lutz Kinkel. Nous devons nous battre pour que cela ne devienne pas une norme en Europe. C’est pourquoi nous avons élaboré le Codex de la police de la liberté de la presse afin de fournir des lignes directrices utiles et pratiques sur la manière dont la police et les journalistes devraient travailler ensemble. »

Le Code de la liberté de la presse pour la police a été élaboré par l’ECPMF et des organisations partenaires sur la base de recherches menées à travers l’Europe sur la situation des journalistes. L’ECPMF a travaillé collectivement avec la Fédération européenne des journalistes (FEJ), Index on Censorship, Osservatorio Balcani e Caucaso Transeuropa (OBCT), Ossigeno per I’informazione, et la South East Europe Media Organisation (SEEMO) pour élaborer le Code de la liberté de la presse pour la police. En huit clauses, le Code aborde les questions de violence policière, de surveillance, d’accréditation, de protection des sources et de confiscation du matériel journalistique.

« Ces violences policières interrogent les journalistes professionnels, sur les critères qui définissent ce métier, de libre exercice, a estimé le secrétaire général du SNJ-CGT, Emmanuel Vire. Dans un monde où la propagande publicitaire, la communication politique et le bavardage médiatique prennent de la place, le journalisme citoyen est une nécessité fondamentale. Le gouvernement doit changer son regard sur les journalistes et le travail des chercheurs de l’ECPMF est, à notre avis, un outil qui doit nous servir à ouvrir le dialogue. »

En lançant le Code en France, l’ECPMF et le SNJ-CGT espèrent entamer une conversation entre les journalistes, la police et le gouvernement « pour permettre aux journalistes de réaliser leur travail en paix et de construire un respect mutuel entre la police et les journalistes. »

En avril 2019, Reporterre avait récolté des témoignages de photojournalistes blessés lors de manifestation. Nous avons également raconté les arrestations des journalistes Jean Ségura ou Taha Bouhaf.

  • Source : SNJ-CGT et ECPMF
  • Photo : NnoMan (Reporterre)




Lire aussi : Les photojournalistes sont victimes, eux aussi, des violences policières


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