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Journalistes en garde à vue ou fichés... Au moins 91 atteintes à la liberté de la presse en France en 2024

Au moins 91 atteintes à la liberté de la presse en 2024 ont été recensées par l'Ofalp.

Gardes à vue abusives de journalistes environnementaux, plateforme créée par les lobbies des pesticides pour les ficher... L’environnement arrive dans le top 5 des thématiques traitées par les journalistes victimes d’une atteinte en 2024, selon un rapport de l’Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (Ofalp) publié le 18 février.

Sur les 91 atteintes recensées — qui comprennent notamment les violences physiques, le harcèlement en ligne, les restrictions d’accès, les procédures-bâillons et les pressions judiciaires —, 6 journalistes enquêtaient sur un sujet agricole et/ou environnemental, au moment de l’atteinte.

Les articles sur l’écologie sont notamment « ciblés » par des « opérations d’influence ou de déstabilisation ». Plusieurs journalistes écologistes ont été fichés sur la base de données Bonus Eventus, conçue par une société dirigée par l’ancien directeur de la communication de la multinationale Monsanto, Jay Byrne, active entre 2010 et 2024. Leurs informations personnelles et des éléments de contre-discours à disposition des acteurs de l’agro-industrie y étaient attachés.

Sur le terrain, les journalistes environnementaux sont aussi ciblés par des « pressions judiciaires », qui peuvent être « vécues comme des intimidations ». Le 28 juillet 2024, alors qu’ils s’apprêtaient à couvrir une manifestation anti-Jeux olympiques à Paris, les deux photoreporters indépendants Patricia Huchot-Boissier et Arnaud César Vilette ont ainsi été placés plus de dix heures en garde à vue.

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