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Climat

Un iceberg grand comme 50 fois Paris se détache de l’Antarctique

Un des plus gros icebergs jamais vus est sur le point de se détacher du continent Antarctique, ont indiqué jeudi 1er juin des chercheurs de l’université de Swansea (Royaume-Uni). Ce morceau d’une plateforme glaciaire mesure plus de 5.000 km2, soit près de 50 fois la superficie de Paris, ou la taille de l’île indonésienne de Bali.

Surveillée depuis des années, la crevasse qui fissure sur près de 200 km un énorme pan de glace attaché à l’ouest de l’Antarctique, s’est encore allongée de 17 km en seulement six jours, du 25 au 31 mai, annoncent les scientifiques dans un communiqué. Et il ne reste plus que 13 km avant que l’iceberg ne se détache.

Une fois libéré, l’iceberg (constitué en grande majorité d’eau douce) n’aura pas d’impact sur le niveau des océans car cette couche de glace de 350 m d’épaisseur flotte déjà sur l’eau. Mais il fait partie d’une gigantesque barrière de glace, baptisée Larsen C, qui retient des glaciers capables, eux, de faire gagner 10 cm aux mers du monde s’ils finissaient par se trouver à terme exposés à l’océan Antarctique, selon les chercheurs. Et ce n’est peut-être pas fini. « La perte d’un tel morceau rendra tout le plateau vulnérable à de futures ruptures », souligne leur communiqué.

La formation des icebergs est un processus naturel, que le réchauffement de l’air comme des océans contribue cependant à accélérer, soulignent les scientifiques. L’Antarctique est une des régions du monde qui se réchauffent le plus rapidement, rappellent les responsables du projet Midas.

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