Une marche funèbre pour les abeilles disparues se poursuit en Bretagne

Durée de lecture : 2 minutes

2 mai 2018 / Alexandre-Reza Kokabi (Reporterre)

En Bretagne, 20.000 colonies d’abeilles ont été exterminées cet hiver. Décidés à se faire entendre, les apiculteurs de la région cheminent cette semaine avec un convoi de ruches mortes vers la chambre régionale d’agriculture de Rennes.

  • Actualisation - Jeudi 7 juin 2018 - Les apiculteurs sont à Paris ce jeudi 7 juin, sur l’esplanade des Invalides. Reportage à venir sur Reporterre.

  • Le Faouët (Morbihan), reportage

20.000 colonies d’abeilles exterminées cet hiver, jusqu’à 85 % de pertes chez les professionnels. Les apiculteurs bretons sont désespérés, au bord de la faillite, mais pas désunis : le sexagénaire José Nadan, dans le métier depuis plusieurs décennies au Faouët (Morbihan), a décidé de ne pas laisser dépérir ses collègues et les précieux insectes en silence. Son idée ? Improviser un convoi, constitué de ruches mortes, d’apiculteurs et de soutiens, à vélo, pour protester contre des pratiques agricoles irrespectueuses de l’environnement, des pesticides tueurs de pollinisateurs et toujours plus pernicieux. José Nadan demande leur interdiction totale et craint particulièrement leur rémanence.

La troupe pédale toute la semaine, du 30 avril au 4 mai, pour rallier la chambre régionale d’agriculture de Rennes (Ille-et-Vilaine). Elle espère être reçue par le ministre de la Transition écologique et solidaire, en personne. « Nicolas Hulot est allé lui-même à Notre-Dame-des-Landes pour la répartition de 40 hectares de terres, donc on serait quand même surpris que 20.000 ruches exterminées en Bretagne ne le fassent pas descendre de Paris », ironise José Nadan.

Le départ de la première étape était donné ce lundi, au Faouët, devant une centaine de personnes venues encourager les défenseurs des abeilles.

Notre diaporama sonore avec les témoignages de Thomas, Dominique et José, apiculteurs bretons :


LES ÉTAPES DU CONVOI

Mercredi 2 mai : Trinité Porhoet – Saint-Meen-Le-Grand
Jeudi 3 mai : Saint-Meen-Le-Grand – Rennes
Vendredi 4 mai : Rassemblement devant la chambre régionale d’agriculture à 9 heures

  • Plus d’informations ici.

Puisque vous êtes ici...
... nous avons une faveur à vous demander. Il n’y jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés.
Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et laissons tous nos articles en libre accès, afin qu’ils restent consultables par tous. Reporterre dépend en grande majorité des dons de ses lecteurs. Le journal, indépendant et à but non lucratif, compte une équipe de journalistes professionnels rémunérés, nécessaire à la production quotidienne d’un contenu de qualité. Nous le faisons car nous croyons que notre point de vue, celui de l’environnement et de l’écologie, compte — car il est aussi peut-être le vôtre.

« Notre société a besoin d’un média qui traite des problématiques environnementales de façon objective, libre et indépendante, en restant accessible au plus grand nombre ; soutenir Reporterre est ma manière de contribuer à cette démarche. » Renan G.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1€, vous pouvez soutenir Reporterre - et cela ne prend qu’une minute. Merci. Soutenir Reporterre



Puisque vous êtes ici…

… nous avons une petite faveur à vous demander. Dans une période où les questions environnementales sont sous-représentées dans les médias malgré leur importance, Reporterre contribue à faire émerger ces sujets auprès du grand public. Le journal, sans propriétaire ni actionnaire, est géré par une association à but non lucratif. Nous sommes ainsi totalement indépendants. Personne ne dicte notre opinion. Cela nous permet de couvrir des évènements et thèmes délaissés par les autres médias, de donner une voix à ceux qui ne sont pas audibles, et de questionner les puissants en les mettant face à leurs responsabilités.

Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, mais nos revenus ne sont pourtant pas assurés. Contrairement à une majorité de médias, nous n’affichons aucune publicité, et nous laissons tous nos articles en libre accès. Vous comprenez sans doute pourquoi nous avons besoin de demander votre aide. Reporterre emploie une équipe de journalistes professionnels, qui produit quotidiennement des informations, enquêtes et reportages. Nous le faisons car nous pensons que notre vision, celle de la préservation de l’environnement comme sujet majeur de société, compte — cette vision est peut-être aussi la vôtre.

Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Lire aussi : Trois néonicotinoïdes interdits par l’Union européenne

Source : Alexandre-Reza Kokabi pour Reporterre

Photos : © Alexandre-Reza Kokabi/Reporterre

DOSSIER    Pesticides Abeilles

7 juin 2019
Forêts publiques : l’État réfléchit au démantèlement de l’ONF
Enquête
9 juillet 2019
À Marseille, les quartiers nord ont aussi droit aux légumes bios
Reportage
17 juillet 2019
La ratification du Ceta divise les députés, même dans la majorité
Info


Dans les mêmes dossiers       Pesticides Abeilles





Du même auteur       Alexandre-Reza Kokabi (Reporterre)