Victoire des anti-pesticides chez Leclerc en Bretagne
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Sans doute est-ce un effet de la Campagne Roundup Non Merci : la chaîne de supermarchés Leclerc va abandonner les pesticides chimiques dans ses magasins de Bretagne.
France3 Bretagne
D’ici l’automne, 42 magasins Leclerc de la coopérative bretonne Scarmor ne vendront plus aucun pesticide dans leurs rayons, une première dans la grande distribution à une telle échelle.
L’information a été annoncée par les initiateurs de l’opération baptisée « Zéro Phyto ». La démarche a débuté en mars et doit aboutir progressivement à l’abandon complet d’ici l’automne de la vente de produits phytosanitaires, a expliqué Jean-Marie de Bel Air, responsable de l’opération pour la centrale d’achat coopérative.
« On a décidé d’arrêter progressivement en 2013 tous les produits contenant des molécules chimiques », a indiqué M. de Bel Air, également à la tête du magasin Leclerc de Plougastel-Daoulas, près de Brest, où le rayon jardinerie ne comporte déjà plus aucun pesticide.
Quelques 90 produits, représentant un chiffre d’affaires annuel pour la coopérative de 1,5 million d’euros, vont progressivement disparaître des rayons, pour être remplacés par d’autres plus respectueux de l’environnement. C’est « une démarche risquée », a assuré M. de Bel Air. « On va perdre du chiffre d’affaires dans un premier temps, mais tout l’enjeu est d’en perdre le moins possible et de revenir à l’étal dans un ou deux ans ».
La coopérative entend « accompagner le consommateur dans le changement de ses habitudes » par le biais de la communication. « On va expliquer qu’il y a des méthodes alternatives » pour jardiner, a assuré David Mazé, responsable commercial pour la Scarmor, indiquant que les vendeurs concernés avaient commencé à être formés.
Grâce à des volumes plus importants et à un effort de l’enseigne, l’écart de prix entre les produits phytosanitaires et les produits naturels passerait progressivement de 20 à 30% à 10% et moins à terme, selon M. de Bel Air. L’usage des pesticides doit être réduit de 50% en France entre 2008 et 2018, selon l’objectif fixé par le Grenelle de l’environnement en 2007.
« Autant préparer les choses plutôt que les subir », a indiqué M. de Bel Air, reconnaissant qu’il y avait également dans la démarche « un enjeu d’image ». Les magasins E. Leclerc s’étaient déjà mobilisés pour l’environnement en 1996 en supprimant les sacs en plastique des caisses. L’initiative était partie de Bretagne, berceau de la famille Leclerc.
Chaque magasin de l’enseigne est dirigé par un indépendant, qui peut tester individuellement de nouvelles voies et partager ensuite une bonne pratique avec l’ensemble du groupement, souligne la Scarmor. Leurs magasins sont dans le Finistère, les Côtes d’Armor et la Morbihan.
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P.S. : Castorama continue à s’entêter à vendre le Roundup malgrè plusieurs actions de sensibilisation et une pétition de 33 000 personnes. Un courrier recommandé a été adressé au Directeur de l’environnement de cette enseigne afin de solliciter une entrevue, sans réponse à ce jour !
Castorama ose prétendre que nous refusons le dialogue et nous envoie des courriers de menace, agresse les journalistes lors des actions non-violentes !
Nous allons donc bientôt repasser à l’action contre Castorama en région parisienne et ailleurs.
Les sympathisants de Roundup Non Merci sont invités à coller des autocollants « Pesticides Non Merci » chez Castorama et autres vendeurs de pesticides.