Week-end de soutien à la Zad de Notre-Dame-des-Landes : voici les infos pratiques

Durée de lecture : 4 minutes

5 octobre 2016 / Marine Vlahovic (Reporterre)

Les samedi 8 et dimanche 9 octobre, le bocage de Notre-Dame-des-Landes sera animé par un grand rassemblement de soutien aux habitants de la Zad, et contre le projet d’aéroport. Comment participer ? Quoi prendre, où aller ? Voici un petit guide.

« Que résonnent les chants de nos bâtons ! » C’est le thème de ce rassemblement organisé sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes, ce week-end. Chacun est invité à prendre un bâton de marche, sculpté et décoré, pour venir le planter dans le sol de la Zad. L’objet fait évidemment référence aux révoltes paysannes et au mouvement du Larzac. « L’objectif n’est pas de constituer un stock d’armes, précisent les organisateurs, mais le bâton a une valeur symbolique, car nous sommes plus que jamais déterminés à mettre des bâtons dans les roues du gouvernement. » Au cours de cette manifestation « festive et familiale », les participants s’engageront ainsi à défendre la Zad en cas d’intervention des forces de l’ordre.

Que dois-je emporter ?

Un bâton, donc, mais aussi un livre pour le donner à la bibliothèque le « Taslu » en cours de constitution sur la Zad.

Indispensable : se munir de bonnes chaussures de marche ou d’une paire de bottes, ainsi que des lampes frontales et des gilets fluo pour le retour dans la soirée. La météo annonce un temps frais, nuageux, mais sans pluie.

Ce week-end peut être aussi l’occasion d’amener du matériel utile à la défense de la Zad. La liste des besoins est régulièrement mise à jour sur zad.nadir.org

Où et quand ?

Le rendez-vous est donné à 10 h, le samedi 8 octobre.

Comment m’y rendre ?

En train jusqu’à Nantes, puis chercher un(e) ami(e) ou un covoiturage. Des bus partent aussi de différentes grandes villes de France. On trouve ici des annonces de covoiturage, notamment.

Où se poser ?

Trois parkings seront aménagés aux Ardillères (au nord), à Rohanne (au sud) et au Pré-Failly (à l’ouest) (voir plan). Les cortèges s’élanceront à partir de ces trois lieux de rendez-vous pour rejoindre la ferme de Bellevue à travers les routes et les chemins. Comptez 4 km de marche depuis les Ardillères, 2,5 km depuis Rohanne et 3,5 km depuis Le Pré-Failly. Seules les personnes à mobilité réduite pourront accéder à la Zad en voiture par le Chêne des Perrières. Un parking sera mis à leur disposition à proximité de la ferme de Bellevue. Le retour aux parkings sera assuré par des bétaillères dès la fin d’après-midi.

Que va-t-il se passer ?

Dès 13 h, le samedi 8 octobre, les bâtons seront plantés autour de la ferme de Bellevue, où un hangar, construit par pièces pendant l’été, sera assemblé. Des prises de paroles sont prévues ainsi que des concerts. Fantazion, El Comunero, Dominique A, Zad Social Rap et Filastine se produiront sur la grande scène de 15 h samedi à 2 h du matin. Tandis que sous un chapiteau, une soirée Fest Noz est organisée à partir de 18 h samedi. Une scène techno prendra le relais à partir de 2 h du matin.

Le dimanche 9 octobre sera consacré à la défense de la Zad avec une formation express, mais géante. De nombreux ateliers de construction seront également organisés ainsi qu’une fête foraine. Tous les détails du programme sont à retrouver ici.

Où dormir ?

Des campings sommaires avec toilettes sèches seront aménagés aux trois points de rendez-vous (Ardillères, Rohanne, Le Pré-Failly), mais seulement pour le samedi soir. Si vous souhaitez arriver la veille, il est éventuellement possible de loger chez des « voisins ». Les offres et les demandes sont disponibles sur le site http://www.annonces-ndl.org/. Les possibilités de logement sur la Zad sont très limitées, mais il est tout de même possible de passer au point information situé à la Rolandière pour se renseigner.

Qu’est-ce qu’on mange ?

Des cantines sont prévues, mais en raison de la probable affluence, il faut penser à apporter son pique-nique.

Où trouver des informations ?

  • Le site de l’Acipa (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport), l’association historique des opposants : c’est ici.
  • Le site des occupants de la Zad (Zone à défendre) : c’est ici.
  • Il y a certainement un collectif de soutien près de chez vous, partout en France. En voici une liste
  • Le dossier de Reporterre sur Notre-Dame-des-Landes, sans doute... le plus complet : c’est ici.
  • Une carte de la Zad, pour bien s’y retrouver :
Carte de la Zad de Notre-Dame-des-Landes, octobre 2016

Puisque vous êtes ici…

… nous avons une faveur à vous demander. La crise écologique ne bénéficie pas d’une couverture médiatique à la hauteur de son ampleur, de sa gravité, et de son urgence. Reporterre s’est donné pour mission d’informer et d’alerter sur cet enjeu qui conditionne, selon nous, tous les autres enjeux au XXIe siècle. Pour cela, le journal produit chaque jour, grâce à une équipe de journalistes professionnels, des articles, des reportages et des enquêtes en lien avec la crise environnementale et sociale. Contrairement à de nombreux médias, Reporterre est totalement indépendant : géré par une association à but non lucratif, le journal n’a ni propriétaire ni actionnaire. Personne ne nous dicte ce que nous devons publier, et nous sommes insensibles aux pressions. Reporterre ne diffuse aucune publicité ; ainsi, nous n’avons pas à plaire à des annonceurs et nous n’incitons pas nos lecteurs à la surconsommation. Cela nous permet d’être totalement libres de nos choix éditoriaux. Tous les articles du journal sont en libre accès, car nous considérons que l’information doit être accessible à tous, sans condition de ressources. Tout cela, nous le faisons car nous pensons qu’une information fiable et transparente sur la crise environnementale et sociale est une partie de la solution.

Vous comprenez donc sans doute pourquoi nous sollicitons votre soutien. Il n’y a jamais eu autant de monde à lire Reporterre, et de plus en plus de lecteurs soutiennent le journal, mais nos revenus ne sont toutefois pas assurés. Si toutes les personnes qui lisent et apprécient nos articles contribuent financièrement, la vie du journal sera pérennisée. Même pour 1 €, vous pouvez soutenir Reporterre — et cela ne prend qu’une minute. Merci.

Soutenir Reporterre

Lire aussi : A la Zad, on expérimente la société sans Etat

Source : Marine Vlahovic pour Reporterre

Photos : © Marine Vlahovic/Reporterre

DOSSIER    Notre-Dame-des-Landes

20 novembre 2019
Les plastiques sont-ils toujours toxiques pour les organismes marins ?
20 novembre 2019
Froid, insalubre et désolé : le quotidien de 450 jeunes exilés dans un collège lyonnais
20 novembre 2019
Dans sa ferme, Anita prend soin des chèvres... et des humains


Dans les mêmes dossiers       Notre-Dame-des-Landes





Du même auteur       Marine Vlahovic (Reporterre)