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En brefClimat

Les cyclones tropicaux, responsables d’une mortalité à long terme

Les décès immédiats causés par les cyclones tropicaux ne représentent qu’une partie de la mortalité globale.

Le bilan des typhons pourrait être jusqu’à 300 fois plus élevé que les chiffres officiels, selon une étude étasunienne publiée mercredi 2 octobre dans la revue Nature.

En effet, les décès immédiats causés par les cyclones tropicaux ne représentent qu’une partie de la mortalité globale. Les chercheurs ont en effet analysé le nombre de décès excédentaires survenus les quinze années suivant le passage de 501 ouragans et typhons survenus entre 1830 et 2015. Ils se sont aperçus que leur bilan s’établissait entre 7 000 et 1 000 victimes, soit bien au-delà des vingt-quatre décès officiellement recensés en moyenne. Ces événements météorologiques extrêmes auraient ainsi causé quelque 5 millions de décès durant cette période, davantage que les accidents de voiture, les maladies infectieuses et les morts en temps de guerre.

L’étude peine en revanche à expliquer cette surmortalité. Ses auteurs formulent plusieurs hypothèses. Rachel Young, principale autrice de l’étude et chercheuse à l’université de Berkeley, suppose ainsi que les personnes âgées touchées par un cyclone tropical consacrent toutes leurs économies à reconstruire leur maison et se retrouvent ensuite à court d’argent pour leur santé. Les conséquences des ouragans et des typhons sont particulièrement importantes pour les bébés, pour qui le risque de décès prématuré est plus important même s’ils sont nés cinq à dix ans après la catastrophe, et pour les personnes noires.

Cette étude est publiée alors que l’ouragan Hélène a fait au moins 155 morts dans le sud-est des États-Unis et l’ouragan John au moins 16 au Mexique la semaine du 23 septembre. Deux personnes sont décédées à Taïwan avant même que le typhon Krathon ne touche terre jeudi 3 octobre au matin matin.

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