A69 : le gouvernement demande la reprise immédiate des travaux
Soutien de la zad de Notre-Dame-des-Landes aux grévistes de la faim contre l’A69. - X/La Voie est libre
Soutien de la zad de Notre-Dame-des-Landes aux grévistes de la faim contre l’A69. - X/La Voie est libre
Durée de lecture : 1 minute
Par la voix de son ministre des Transports, le gouvernement a annoncé vendredi 7 mars avoir demandé un sursis à exécution pour permettre au chantier de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres de reprendre, dans l’attente de la procédure d’appel.
Alors que le 27 février, le tribunal administratif de Toulouse avait annulé l’autorisation environnementale de l’autoroute, le gouvernement s’obstine dans le déni. Interrogé sur Sud Radio, Philippe Tabarot se dit « déterminé » à mener ce projet à bien. L’appel « sera déposé dans les jours qui viennent, on travaille sur un mémoire pour faire appel, et surtout pour demander un sursis à exécution ». Selon lui, l’arrêt du chantier provoquerait une « catastrophe concrète et immédiate sur un plan économique ».
« Une catastrophe concrète et immédiate sur le plan économique »
Ce n’est pas le premier membre du gouvernement à prendre cette position. Il y a sept jours, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher affirmait déjà que « l’État fera appel ». Ajoutant : « Je soutiens évidemment cet appel. » « Nous chercherons à défendre l’idée que ce projet est un projet d’importance majeure. [...] Tout projet humain a un impact sur l’environnement ».
Dans un article récent, Reporterre a décrit l’offensive inédite des politiques, de la presse et des milieux économiques pour la reprise du chantier. Et ce en faisant fi de la décision de justice et usant d’arguments mensongers et de désinformation.