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A Bure, 200 000 pas contre les déchets nucléaires

Durée de lecture : 1 minute

6 juin 2016 / Manon Aubel (Reporterre)

Dimanche 5 juin, un millier de personnes se sont retrouvés à Bure, sur le site où l’Etat veut enfouir les déchets nucléaires. Une journée ensoleillée et chaleureuse, qui atteste de la montée de la contestation dans ce coin oublié de France. Reportage en photos.

Une cinquantaine d’anti-nucléaires se sont rendus dans la Meuse pour rejoindre l’action des “200.000 pas à Bure” contre CIGEO, le projet de stockage de déchets radioactifs
Descendus du car vers 11h, en route 6 km depuis la gare de Luméville jusqu’au point de manifestation, face au site de l’ANDRA. Pour les locaux, la première randonnée a démarré dès 8h30 de Gondrecourt.
Repas à prix libre. La journée sera longue.
Un des buts : alerter sur les risques d’accident nucléaire en France.
On déjeune en vue du centre d’archivage d’EDF, placé près de l’entrée du site de l’Andra.
Francine (en rose), 78 ans est venue avec quatre amis depuis Sampigny, une commune à 45 mn de Bure. Ancienne professeure, elle participe aux actions anti-nucléaires depuis presque 20 ans. « On s’est couchés sur la route à Strasbourg, on a bloqué les voies à Bar-le-Duc » se souvient-elle. « J’ai peur pour les générations futures. Ce qui se passe ici est criminel ».
Plus de mille personnes se sont retrouvées... sous le ciel, sans pluie !
Des paysans sont aussi venus, pour défendre les terres nourricières.
Remy, 53 ans, technicien à Metz fait partie de l’association Sortir du nucléaire de Moselle. « Sur ces pancartes, j’ai voulu mettre en avant deux arguments importants : le plus simple serait de gérer les déchets nucléaires sur les lieux de production. Et à Bure, on ferait mieux d’exploiter les ressources en géothermie ! »
Sarah, 29 ans, militante écolo, originaire de Mulhouse en Alsace teste la Velectricyclette. Ce vélo permet de récupérer l’énergie du pédalage pour la convertir en électricité et la stocker dans une batterie. Ici, le courant alimente le système sonore du collectif PaviSon.
Emeline, 34 ans, est venue en famille. Elle a participé aux premières mobilisations avec sa mère, elle-même militante anti-nucléaire. Elle vient de ramasser quelques pierres pour participer à la statue témoin de l’action des 200,000 pas de Bure cette année.
Sarah 32 ans participe au concert de casseroles. Elle appartient au « collectif des habitants vigilants de Void-Vacon ».
La journée se termine avec la construction de ce grand bonhomme de pierre, témoin de la mobilisation.

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Lire aussi : Déchets radioactifs : le Sénat déroule le tapis rouge à Cigéo

Source : Manon Aubel pour Reporterre

Photos : © Manon Aubel/Reporterre

Chapô : Martin et Afivi, résidant en banlieue parisienne, se sont levés à 4h30 pour pouvoir participer à la marche à Bure.

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