À Marseille, la destruction des vestiges grecs de la Corderie a commencé
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Vinci et la mairie de Marseille auront-ils raison de la mobilisation citoyenne pour sauvegarder les vestiges de la carrière grecque aux origines de Marseille ?
Cette carrière du V° Siècle avant J.-C. a été découverte dans le quartier de la Corderie (7e arrondissement), en octobre 2016, grâce aux fouilles préventives de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) sur le chantier d’un immeuble de standing. La mobilisation citoyenne a réussi un temps à empêcher le démarrage des travaux en réclamant le classement et la protection de l’ensemble du site. Françoise Nyssen, la ministre de la Culture, s’est prononcée pour la sauvegarde et la valorisation de 635 m² sur les 4.200 m² fouillés. Le reste étant promis à la destruction.
Lundi 11 décembre, les pelleteuses du bétonneur sont entrées en action et ont commencé à détruire les vestiges. Mardi 12 décembre, les quelques opposants présents n’ont pas réussi à empêcher l’entrée d’un brise-roche. Sans rire, le conseil municipal de lundi a voté une protection partielle. L’accessibilité au site sera extrêmement limitée. Seulement 9 jours par an maximum et pour 30 personnes à la fois. Le reste du temps, le site ne sera visible que depuis le jardin public mitoyen, à une distance de 60 m. On est loin de l’accessibilité sur la rue pourtant demandée par la ministre.
- Source : Reporterre
- Photo : David La Mars