A Montpellier, sept vice-présidents évincés pour ne pas se mettre En Marche
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Mercredi 5 juillet, lors d’un conseil extraordinaire houleux de la Métrople montpelliéraine, six vice-présidents ont été destitués, et un autre a présenté sa démission. Motif ? Ils refusent de rejoindre le groupe « En Marche et apparentés », créé par le maire de Montpellier et président de la Métropole Philippe Saurel.
Rappel des faits : Philippe Saurel (divers gauche, ex PS) a annoncé le 19 juin la création d’un groupe politique « En marche et apparentés » au sein du conseil de métropole. Le 26 juin, il exige que ses vice-présidents adhèrent au groupe ou démissionnent. Cette décision vient briser une gouvernance construite depuis 3 ans autour d’un « pacte de confiance des maires » et d’une collaboration entre vice-présidents de sensibilités différentes, qui travaillaient « en dehors de considérations partisanes et pour l’intérêt du territoire ». 7 Vice-Présidents (six maires et une 1re adjointe) ont donc refusé de rejoindre le groupe.
« Je préfère garder mes valeurs que me soumettre », a déclaré René Revol, maire (Parti de gauche) de Grabels, et ex vice-président en charge de la régie publique de l’eau.
Egalement évincée, Isabelle Touzard, qui a mis en place la politique agroécolgoique de la Métropole espère sur Twitter que « cette dynamique perdurera, même si quelque chose s’est cassé. »
Mercredi 5 juillet, une vingtaine de citoyens se sont rassemblés devant le conseil de la Métropole afin de protester contre cette décision de Philippe Saurel. Les gardes de sécurité leur ont interdit l’entrée, la séance étant pourtant publique.
- Source : Reporterre et Mediapart.