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En brefClimat

Aléas climatiques : vers des territoires « potentiellement inassurables »

Rues inondées suite au débordement de la Vézère à Montignac-Lascaux (Dordogne), le 21 avril 2025.

Des maisons qui se fissurent à cause de la sécheresse, des logements détruits par des inondations, des dégâts causés par la grêle… De plus en plus de personnes sont touchées par les aléas climatiques. Or, elles ont des difficultés croissantes à faire jouer leur assurance habitation, comme le relève l’UFC-Que choisir dans une étude publiée le 2 décembre.

Les litiges explosent, alerte l’association qui a reçu cinq fois plus de saisines de consommateurs sur ces sujets entre 2023 et 2024. Les assurés se plaignent à propos de l’indemnisation des sinistres liés à la sécheresse (retrait-gonflement des argiles), des inondations non reconnues en catastrophes naturelles, ainsi que de retards d’indemnisation dus à des expertises contestées.

Dans le même temps, les franchises et exclusions de garanties se multiplient. Par exemple, la franchise légale de 380 euros est portée à 1 520 euros en cas de sécheresse. Les assureurs imposent en plus des franchises contractuelles sur les dégâts des eaux ou les tempêtes. Ils opposent aussi de plus en plus souvent « des clauses d’exclusion, souvent floues, pour “défaut d’entretien” ou pour des dépendances jugées non “clos et couverts”, qui privent les assurés d’indemnisation malgré des dommages manifestes », note le rapport.

5 milliards d’euros en 2024

Les cotisations, elles, ne cessent d’augmenter. Et pour cause : en 2024, les événements climatiques ont coûté 5 milliards d’euros aux assureurs français, plaçant l’année au 9ᵉ rang des plus coûteuses depuis la création du régime CatNat en 1982. Pire : « Dans les zones fortement exposées aux risques climatiques, certains ménages peinent à trouver un contrat abordable, voire une offre tout court », constate l’UFC-Que choisir, qui alerte sur l’émergence de territoires « potentiellement inassurables, où les compagnies restreignent leur offre, au mépris du principe de mutualisation des risques ».

Face à cette situation, l’association réclame, entre autres choses, une obligation pour les assureurs de proposer une assurance habitation à tous les ménages, quel que soit le lieu d’habitation, ainsi qu’un raccourcissement des délais d’indemnisation et une normalisation des expertises après sinistre.

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