Au jardin sans pétrole, on se méfie des tiques

3 juin 2017 / Christine Laurent (Reporterre)



Pailler avec de la fougère, c’est idéal. Mais quand on ramasse la fougère dans les sous-bois, on risque de se faire piquer par les tiques, porteuses éventuelles de la maladie de Lyme. Quelques conseils pour y échapper...

Heureusement que l’on avait commencé à pailler avant l’arrivée de la canicule printanière... Jean-Marie a étalé la litière des chevaux, un bon mélange de carbone (paille) et d’azote (urine) dans les allées. Cela permet à la fois de protéger le sol de nos passages ou de la sécheresse et de composter sur place de la matière organique pour la saison prochaine. Sur les buttes, en cette saison, la fougère est idéale, moins carbonée que les copeaux de peuplier dont nous avons encore quelques sacs, et facile à ramasser dans le sous-bois qui borde le jardin.

Cependant, le ramassage des fougères s’avère une activité à risque. En effet, la fougère aigle qui colonise les sous-bois et les friches est un habitat très favorable aux tiques, lesquelles attendent patiemment les promeneurs du dimanche qui arpentent les chemins de randonnées jambes à l’air et nez en l’air. Les week-ends où la température dépasse 25°C, ils arrivent par grappe, en famille ou entre amis, proies de choix pour le troisième et dernier repas de ce vampire, à peine plus gros qu’une tête d’épingle quand il est à jeun.

En effet, selon son stade de développement, Ixodes ricinus choisit une proie différente. Au stade larvaire, la tique s’attaque plutôt aux oiseaux, puis une fois muée en nymphe elle se nourrit du sang des petits rongeurs. Parvenue à l’âge adulte, avant de pondre des dizaines voire des centaines d’oeufs, elle s’accroche à un gros mammifère. Or un nombre croissant de tiques sont vecteurs d’une bactérie - la Borrelia - à l’origine d’une maladie silencieuse et sournoise, en passe de devenir un véritable problème de santé publique, la maladie de Lyme.

On n’attrape pas la maladie de Lyme à chaque fois qu’une de ces bestioles s’agrippe à nos mollets - mais la prévention est de mise. Quand on jardine, on met un peu d’huile essentielle de Tea tree comme répulsif et à chaque retour du jardin, on vérifie qu’une de ces affreuses arachnéides, en plus de balader ses huit pattes sur notre peau, n’a pas eu la mauvaise idée d’y planter son rostre.




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Source et photos : Christine Laurent pour Reporterre

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