Aux Pays-Bas, l’extrême droite climatosceptique aux portes du pouvoir
Le parti néerlandais d’extrême droite islamophobe de Geert Wilders (ici en 2012) a remporté les élections législatives - Flickr / CC BY-NC 2.0 Deed / Roel Wijnants
Le parti néerlandais d’extrême droite islamophobe de Geert Wilders (ici en 2012) a remporté les élections législatives - Flickr / CC BY-NC 2.0 Deed / Roel Wijnants
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L’extrême droite est aux portes du pouvoir aux Pays-Bas. Le Parti de la liberté (PVV), formation xénophobe et climatosceptique, a obtenu 37 sièges sur 150, à la suite des élections du 22 novembre.
Selon des résultats presque complets communiqués le 23 novembre, le Parti de la liberté a remporté près de 40 sièges, devant l’alliance des sociaux-démocrates et des écologistes, qui a obtenu 25 sièges. Le Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD), formation de centre-droit actuellement au pouvoir, n’a eu que 24 sièges.
Islamophobe et climatosceptique
Islamophobe et anti-immigration, le parti mené par Geert Wilders – surnommé le « Trump néerlandais » – affiche des positions climatosceptiques. Il appelle à davantage d’extraction de pétrole et de gaz de la mer du Nord. Il souhaite aussi le maintien des centrales au charbon et au gaz.
« Cela fait des décennies qu’on nous fait craindre le changement climatique (...) Nous devons arrêter d’avoir peur », peut-on lire dans le manifeste du PVV, qui se dit également « favorable à la construction rapide de nouvelles centrales nucléaires ».
Pour gouverner, une coalition aura besoin de 76 sièges sur les 150 que compte la chambre basse. Geert Wilders est donc encore loin de pouvoir gouverner. Avant les élections, les dirigeants des deux autres grands partis avaient assuré qu’ils ne participeraient pas à une coalition menée par le Parti de la liberté.
Les discussions vont donc commencer entre l’extrême droite vainqueuse et les autres formations. La position du Mouvement des agriculteurs citoyens, le BoerBurgerBeweging (BBB) – 7 sièges selon les derniers résultats, sera notamment scrutée. Ce nouveau parti, eurosceptique et conservateur, entend porter la colère du monde rural contre les mesures prises par les gouvernants pour réduire la pollution des sols et des eaux.