Avion : les émissions européennes atteignent un nouveau record
Ryanair a augmenté ses rejets de 50 % par rapport à 2019. - Pexels/CC/Wayne Jackson
Ryanair a augmenté ses rejets de 50 % par rapport à 2019. - Pexels/CC/Wayne Jackson
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En 2025, les vols au départ de l’Europe ont émis 195 millions de tonnes (Mt) de CO2, dépassant pour la première fois les niveaux d’avant-Covid, révèle une étude de l’ONG Transport & Environment (T&E) publiée le 7 mai. La croissance des compagnies low cost explique en partie cette hausse : Ryanair, premier émetteur européen avec 16,6 Mt de CO2, a augmenté ses rejets de 50 % par rapport à 2019. Les émissions françaises, à 22,1 Mt de CO2, frôlent elles aussi leur niveau d’avant-pandémie.
Le secteur reste pourtant très peu soumis au marché du carbone européen, qui n’inclut que les vols intra-européens. Deux tiers des émissions du secteur en sont exemptées : 80 % en France. « C’est l’équivalent d’une subvention publique de 8,5 milliards d’euros à l’aviation européenne, ce qui n’a aucune justification vu son impact climatique désastreux », dénonce Jérôme du Boucher, responsable aviation de T&E France, dans le communiqué de l’ONG.
T&E appelle à étendre le marché du carbone européen à tous les vols décollant du territoire européen, ce qui permettrait de générer jusqu’à 17 milliards d’euros de recettes annuelles d’ici 2030, notamment pour développer les carburants alternatifs comme les biocarburants — qui, selon un rapport publié par la même ONG l’an dernier, pourraient pourtant eux-mêmes émettre plus de CO2.