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En brefAgriculture

Champs contaminés aux PFAS : un couple de maraîchers porte plainte

La pollution aux PFAS provient notamment de l'épandage de boues d'épuration contaminées.

Début d’une nouvelle bataille judiciaire contre les PFAS. Le 27 mars, Anne et Sébastien Abraham, deux maraîchers vivant dans les Ardennes, ont déposé plainte contre X pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « abandon de déchets provoquant une dégradation substantielle de la qualité du sol ou de l’eau ». Ce, suite à la découverte dans leurs betteraves d’un taux de PFAS 240 fois supérieur au seuil d’alerte défini par l’Union européenne.

En février, une enquête de Disclose et France 3 publiée en collaboration avec Reporterre – dévoilait comment des sites industriels déversaient leurs résidus d’eaux usées, contaminées à ces polluants éternels, sur plusieurs milliers d’hectares. Parmi les victimes de ces épandages encouragés par les pouvoirs publics depuis la fin des années 1990, témoignait notamment ce couple.

33 fois plus de PFAS dans le sang que la moyenne française

« C’est incroyable qu’en 2026, on autorise à épandre sur des terres qui servent à faire de la nourriture, s’insurgeait en février Anne Abraham. Ce sont des déchets, qu’on met sur des terres où on cultive ce que l’on va manger… Comment peut-on penser que cela ne se retrouvera pas dans nos assiettes ? » Installés avec leurs enfants sur l’exploitation en 2022, le duo a dû fermer boutique au mois de janvier.

D’après France 3, les deux agriculteurs, qui consommaient leur production, ont fait analyser leur sang dans un laboratoire privé. Résultat : celui de Sébastien enregistre une concentration en PFAS 18 fois supérieure à la moyenne française établie par Santé Publique France en 2019, et celui d’Anne une concentration 33 fois supérieure. L’État, lui, peine pour l’instant à prendre la mesure de cette nouvelle bombe sanitaire.

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