« Changement climatique », « vert » : les nouveaux mots censurés par l’administration Trump
Donald Trump en septembre 2025. - Domaine public / The White House via Wikimedia Commons
Donald Trump en septembre 2025. - Domaine public / The White House via Wikimedia Commons
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Gare à celui ou celle qui osera écrire « changement climatique » dans un document. Le 26 septembre, dans un courriel consulté par Politico, le département étasunien de l’Énergie a ajouté de nouvelles mentions à sa liste des mots interdits. Après la censure de « femme », « LGBT » et « climat » en février, le lexique prohibé s’étend désormais à « décarbonation », « énergie propre », « vert », « durabilité », « transition énergétique », ou encore « empreinte carbone ».
« Veuillez vous assurer que chaque membre de votre équipe soit conscient qu’il s’agit de la dernière liste de mots à éviter — et continuez à être consciencieux en évitant toute terminologie que vous savez en décalage avec les perspectives et les priorités de l’administration », écrivait dans sa directive Rachel Overbey, directrice par intérim des affaires extérieures.
La « plus grande arnaque » de l’Histoire
Ces instructions s’appliquent aussi bien à la communication interne qu’à la communication publique du ministère. Sont ainsi concernés de multiples documents, tels que les demandes d’informations sur les possibilités de financement fédéral, les rapports et les séances d’information, développe Politico. Objectif en filigrane : bâillonner les fonctionnaires et taire les réalités de la crise climatique.
Trois jours plutôt, à la tribune des Nations unies, le président Donald Trump avait déjà qualifié le changement climatique de « plus grande arnaque » de l’Histoire. En parallèle, Chris Wright, son secrétaire à l’Énergie — équivalent de ministre en France — a assuré que le monde sous-estimait les soi-disant bénéfices du changement climatique. De quoi donner le ton, à moins de deux mois de la COP30 au Brésil.