Journal indépendant, sans publicité, sans actionnaire, en accès libre, financé par les dons de ses lecteurs
Recevoir la lettre d'info Logo Reporterre
Fermer

Santé

Coronavirus : les marchés de plein air rouvrent progressivement

La Confédération paysanne du Morbihan, syndicat agricole, « s’interroge sur la différence de traitement entre la grande distribution et les marchés de plein-vent » dans le cadre de l’épidémie de coronavirus (Covid19).

« La Confédération paysanne du Morbihan comprend la nécessité de mesures de précaution pour endiguer la propagation du Covid19. Cependant, nous nous interrogeons sur la rationalité d’interdire les marchés de plein vent, espaces par définition non confinés, tout en laissant ouverts les supermarchés, où les concentrations de populations peuvent être bien supérieures, a-t-elle déploré dans un communiqué diffusé mardi 3 mars. La population va bien sûr continuer à avoir besoin de se nourrir et de faire des courses. Mais en quoi est-il plus dangereux d’aller s’approvisionner sur les marchés, auprès des producteurs locaux, que dans les supermarchés ? Quelles raisons justifient une telle différence de traitement ? Le manque à gagner pourrait être très vite considérable pour les producteurs qui ne pourront pas commercialiser. »

Le préfet du Morbihan a réautorisé vendredi 6 mars les marchés en plein air dans tout le département, y compris dans les communes de Saint-Pierre-Quiberon, Brec’h, Auray, Carnac et Crac’h, autres foyers épidémiques français. Jeudi 5 mars, une productrice de champignons avait demandé aux supermarchés Lidl et Leclerc d’Auray de laisser les marchés de producteurs locaux sur leurs parkings, pour contourner l’arrêté préfectoral interdisant les marchés sur la voie publique à cause du coronavirus.

De la même manière, vendredi 6 mars, le préfet de l’Oise a réautorisé sous conditions les marchés de produits frais situés dans le foyer épidémique du sud du département, autour de Crépy-en-Valois. Un arrêté préfectoral du 29 février interdisait en effet tous les marchés du département, au grand dam des producteurs. Lundi 2 mars, après une réunion d’urgence en présence de la chambre d’agriculture et des syndicats agricoles FNSEA et JA, le préfet avait finalement restreint cette interdiction aux communes situées dans le foyer épidémiques : Lamorlaye, Vaumoise, Crépy-en-Valois, Lagny-le-Sec, Creil, Nogent-sur-Oise, Montataire, Villers-Saint-Paul et La-Croix-Saint-Ouen. Jeudi 5 mars, le marché de Montataire (Oise) avait tout de même eu lieu, malgré l’intervention des forces de l’ordre.

Enfin, la Confédération paysanne du Morbihan a rappelé que « les salariés qui sont empêchés de se rendre au travail à cause de la crise sanitaire actuelle sont indemnisés jusqu’à 20 jours » mais qu’« aucune indemnisation n’est à ce jour prévue pour les paysans en vente directe des zones concernées ». Vendredi après-midi, cette question restait encore en suspens.

  • Source : Reporterre
  • Photo : Flickr (Felipe Ortega/CC BY-SA 2.0)

Recevoir gratuitement par e-mail les lettres d’info

Inscrivez-vous en moins d'une minute pour recevoir gratuitement par e-mail, au choix tous les jours ou toutes les semaines, une sélection des articles publiés par Reporterre.

S’inscrire
Fermer Précedent Suivant

legende