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En brefIncendies

Dans l’Arctique, la toundra et les forêts boréales ravagées par les flammes

Dans la République de Sakha, région la plus durement touchée en Russie, les températures beaucoup plus élevées et le climat plus sec qu’à l’accoutumée ont créé des conditions propices à ces feux de forêt.

Au nord du cercle polaire, les incendies saisonniers frôlent les records. Dès le début du mois de juin, la toundra et les forêts boréales ont commencé à être ravagées par les flammes, libérant 6,8 mégatonnes de carbone enfoui dans les sols. Le 27 juin, l’observatoire européen Copernicus déclarait ainsi que « ces émissions mensuelles de gaz à effet de serre dues aux incendies se classent déjà en troisième position sur les deux dernières décennies ». Juste derrière les 13,8 mégatonnes de juin 2019 et les 16,3 mégatonnes de juin 2020.

Dans la République de Sakha, région la plus durement touchée en Russie, les températures beaucoup plus élevées et le climat plus sec qu’à l’accoutumée ont créé des conditions propices à ces feux de forêt. Au 24 juin, plus de 160 foyers avaient brûlé près de 460 000 hectares de terres, d’après Andrey Konoplevhe, vice-ministre de l’écologie du territoire.

Aux yeux des scientifiques de Copernicus, au fur et à mesure que progresse le changement climatique, ces incendies saisonniers se déplacent vers le nord. Et les répercussions de ces évolutions concernent l’ensemble du système terrestre, assure Gail Whiteman, professeur à l’université d’Exeter : « Ce qui se passe dans l’Arctique n’y reste pas - les changements dans l’Arctique amplifient les risques au niveau mondial pour chacun d’entre nous. Ces incendies sont un cri d’alarme qui appelle une action urgente. »

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