Journal indépendant, en accès libre pour tous, sans publicité ni actionnaire, financé par les dons de ses lecteurs
Recevoir la lettre d'info

Luttes

Dans les Deux-Sèvres, 3.000 personnes ont défilé contre les bassines

Entre 2.800 et 3.500 personnes ont manifesté à l’appel du collectif Bassines non merci, dimanche 11 octobre à Épannes, dans les Deux-Sèvres.

Depuis trois ans, le collectif lutte contre la construction de seize réserves de substitution d’eau dans le département.

Plusieurs personnalités politiques avaient fait le déplacement : Yannick Jadot, député européen d’Europe Écologie-Les Verts, Philippe Poutou, du Nouveau Parti anticapitaliste et José Bové, ancien député européen Les Verts. Jean-Luc Mélenchon, de la France insoumise, était également présent, mais il n’a pas souhaité participé à la conférence de presse, a précisé le quotidien Ouest-France. José Bové a notamment dénoncé « un monde de cinglés avec une gestion de l’eau qui me fait penser aux Shadoks, qui pompaient, qui pompaient ».

La manifestation a commencé par un pique-nique citoyen, avant un défilé dans la commune d’Épannes.

Julien Le Guet, l’un des responsables du collectif Bassines non merci, a rappelé que cette journée devait être « décisive » car « nous sommes obligés aujourd’hui de nous rendre compte que les échéances s’accélèrent ». La commission de l’agence de l’eau qui suit le dossier devrait se réunir lundi 12 octobre et le président de la région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, doit dans quelques jours dire s’il presse ou non sur le bouton qui injectera 15 millions d’euros de fonds publics dans ces bassines — soit 25 % du montant total.

Lueur d’espoir pour les opposants, dimanche, Alain Rousset a déclaré qu’il souhaitait s’entourer de scientifiques et reconnaissait qu’« il ne fallait pas prélever d’eau supplémentaire dans les zones déjà en assec ».

Pour autant, les opposants ont réaffirmé leur détermination, certains ont même appelé à la désobéissance civile. « Nous avons déjà fait une ZAD (Zone à défendre). S’il faut le refaire, nous le referons. Quand l’intérêt général est bafoué, quand la loi sur l’eau n’est pas respectée, alors la désobéissance civile s’impose », a expliqué l’un d’eux à Ouest-France.

  • Photo : Twitter de Nicolas Thierry, élu régional EELV.

Recevoir gratuitement par e-mail les lettres d’info

Inscrivez-vous en moins d'une minute pour recevoir gratuitement par e-mail, au choix tous les jours ou toutes les semaines, une sélection des articles publiés par Reporterre.

S’inscrire
Fermer Précedent Suivant

legende