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En brefAgriculture

De lourdes amendes requises contre une éleveuse opposée à l’abattage de ses canards

Dans le procès de l’éleveuse de canards et du syndicat ELB (Euskal Laborarien Batasuna, équivalent de la Confédération paysanne au Pays basque), qui ont fait obstacle à l’abattage de 1.800 canards à Barcus (Pyrénées-Atlantiques), la procureure de la République de Pau, Cécile Gensac, a requis, lundi 5 novembre, des peines d’amende ainsi que de la prison avec sursis.

Pour le non respect des arrêtés ministériels et préfectoraux imposant l’abattage préventif de ses canards, l’éleveuse encourt trois amendes de 400 à 800 €. Pour avoir fait obstacle aux opérations d’abattage, fait qu’elle conteste, une peine de prison de trois mois avec sursis est demandée par le parquet. L’exploitation qu’elle dirige risque une amende de 5.000 € pour l’obstruction, 750 et 1.500 € pour le non-respect des arrêtés.

À l’encontre du syndicat ELB, Cécile Gensac réclame 10.000 € d’amende. « Il vient assumer, revendiquer et se satisfaire des actions menées, eh bien ! qu’il assume jusqu’au bout », a estimé la procureure.

« La procureure réclame de lourdes sanctions pour une action syndicale de lutte contre l’industrialisation de l’agriculture et pour sauvegarder nos pratiques, nos systèmes et nos savoir-faire », a réagi la Confédération paysanne dans un communiqué.

« Reste que les canards en question étaient sains, comme l’avaient confirmé des examens réalisés sur cette ferme. (…) Aujourd’hui, la responsabilité des transports d’animaux vivants dans les systèmes industriels dans la propagation de la grippe aviaire est avérée scientifiquement, contrairement à celle de l’élevage plein air et des systèmes “autarciques”. Autant d’éléments qui n’ont pas été pris en compte dans ce réquisitoire, sourd à la mobilisation citoyenne », poursuit le syndicat.

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