De nouveau, un vigneron traité en justice pour refus d’utiliser des pesticides
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Lui aussi est vigneron bio en Bourgogne, et lui aussi n’a pas traité ses vignes contre la flavescence dorée. Après Emmanuel Giboulot, c’est au tour de Thibault Liger-Belair d’être convoqué devant la justice mardi 19 mai - ce sera devant le tribunal correctionnel du Rhône.
Le domaine familial se situe à Nuit Saint-Georges, mais le vigneron en biodynamie a également des vignes du côté de Moulin-à-Vent dans le Beaujolais, à cheval entre deux départements : la Saône-et-Loire et le Rhône. Le premier département imposait trois traitement contre la maladie, le second aucun. Le vigneron a donc décidé de ne pas traiter ses parcelles. Les deux sont séparées par « une petite route de vigne de quatre mètres de large », indique le prévenu au Bien Public. « Considérant que ces décisions étaient uniquement administratives et non pas agronomiques et qu’il n’y avait pas de risque, j’ai décidé de ne pas appliquer les traitements », poursuit-il.