De violents feux de forêt s’approchent d’Athènes
40 départs de feu ont été recensés le 11 août au cours des dernières 24 heures. (Photo d'illustration) - Pexels/CC/Pixabay
40 départs de feu ont été recensés le 11 août au cours des dernières 24 heures. (Photo d'illustration) - Pexels/CC/Pixabay
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En Grèce, des incendies de forêt embrasent le pays. Dans la nuit du 11 au 12 août, la ville historique de Marathon a été évacuée en urgence. Au petit matin, au moins cinq localités supplémentaires de la banlieue nord-est d’Athènes ont subi le même sort, ainsi que deux hôpitaux : l’un pédiatrique, l’autre militaire. Des milliers d’habitants ont reçu un SMS de la protection civile les appelant à suivre à la lettre les instructions des autorités. Et ce, alors que les flammes s’approchent inlassablement de la capitale, déjà obscurcie par une épaisse fumée noire.
#UPDATE Greece ordered the evacuation Monday of multiple communities northeast of Athens as wildfires raged, the fire brigade said.
"Forest fire near you. Follow the instructions of the authorities," said SMS messages sent to people in the Attica region, indicating in which… pic.twitter.com/dJYV3qtR6c
— AFP News Agency (@AFP) August 12, 2024
Le 11 août, à la mi-journée, 33 des 40 départs de feu recensés au cours des dernières vingt-quatre heures avaient été maîtrisés. « Toutes les forces de la protection civile ont livré bataille toute la nuit et malgré des efforts surhumains, l’incendie continue de se propager très vite et se dirige vers Penteli », a toutefois déclaré Vassilis Vathrakogiannis, porte-parole des pompiers, lors d’un point presse rapporté par l’AFP. Le stade olympique d’Athènes a par ailleurs été réquisitionné pour abriter les personnes déplacées, tandis qu’un demi-millier de soldats du feu poursuit son travail de fourmis.
Additionnées aux fortes températures et à la sécheresse, les intenses rafales de vent devraient maintenir le pays dans un risque élevé d’incendies jusqu’au 15 août. Alors que les mois de juin et juillet ont été les plus chauds jamais enregistrés depuis le début de la collecte statistique en 1960, les scientifiques répètent que les émissions de combustibles fossiles d’origine anthropique continuent d’aggraver la durée, l’intensité et la fréquence des vagues de chaleur sur Terre. Et par effet boule de neige, elles allongent la saison des feux de forêt et augmentent la superficie des terres brûlées, comme le détaillent les experts du Giec dans leurs travaux.