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Pétrole, droits autochtones... Le bilan mitigé de Justin Trudeau

Justin Trudeau s’est illustré comme le défenseur d’un libre-échange à outrance.

Près de dix ans après son arrivée au pouvoir, le vent d’espoir insufflé par Justin Trudeau s’est définitivement éteint. Empêtré dans une crise politique sans fin, le Premier ministre canadien a annoncé sa démission le 6 janvier. D’abord perçu comme progressiste, féministe et soucieux des enjeux écologiques, il tire sa révérence avec un bilan bien plus mitigé.

Si son administration est parvenue à instaurer la légalisation du cannabis et une taxe carbone, Justin Trudeau s’est aussi illustré comme le défenseur d’un libre-échange à outrance, note L’Humanité. Le libéral a aussi appuyé grand nombre de projets de production de pétrole et de gaz de schiste, poussant le Canada à devenir en 2021 le pire pays du G7 en matière d’augmentation des émissions de gaz à effet de serre depuis l’Accord de Paris.

Autre point noir à son palmarès : le refus de signer la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Celle-ci oblige les États à consulter ces populations dès lors qu’un projet est susceptible de menacer leurs terres et leurs ressources.

Justin Trudeau a été définitivement affaibli par la guerre économique se profilant avec Donald Trump, celui-ci ayant prévu d’imposer aux Canadiens des droits de douane de 25 %. Le républicain fraîchement élu a d’ailleurs réagi à la démission de son homologue en estimant que le Canada devrait « fusionner » avec les États-Unis, en devenant le 51ᵉ État étasunien.

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