Déportation d’enfants ukrainiens : deux compagnies pétrogazières russes « complices »
Raffinerie de pétrole de Gazprom, à Moscou, le 28 avril 2022. - © Natalia Kolesnikova / AFP
Raffinerie de pétrole de Gazprom, à Moscou, le 28 avril 2022. - © Natalia Kolesnikova / AFP
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Selon l’Humanitarian Research Lab (HRL) de l’université Yale (États-Unis), Gazprom et Rosneft, compagnies pétrolières et gazières russes, ont « financé et facilité le transfert et la rééducation d’environ 2 158 enfants ukrainiens entre 2022 et 2025 ».
Les chercheurs ont épluché les déclarations publiques des deux compagnies, leurs publications sur les réseaux sociaux et leurs documents d’entreprise. Ils établissent ainsi que les deux majors pétrogazières se montrent « complices » de la stratégie russe de déportation et d’endoctrinement d’enfants ukrainiens, qui a valu à Vladimir Poutine des mandats d’arrêt émis par la Cour pénale internationale en 2023.
Les mineurs ukrainiens sont emmenés dans 210 établissements à travers la Russie et dans les territoires ukrainiens occupés, pour suivre une « rééducation » visant à effacer leur identité ukrainienne. Malgré ces agissements, Gazprom et Rosneft, dirigés par des proches de Vladimir Poutine, « tirent profit [indirectement] des dépenses des consommateurs américains », soulignent ainsi les auteurs du rapport. Le 12 mars, l’administration Trump a en effet autorisé la vente de pétrole russe.