Des métaux rares issus des pots d’échappement contaminent la forêt
L'intérieur des pots catalyseurs est recouvert d’une fine couche de ces métaux rares et toxiques, qui en se dégradant, se retrouvent dans l’environnement. - Pxhere
L'intérieur des pots catalyseurs est recouvert d’une fine couche de ces métaux rares et toxiques, qui en se dégradant, se retrouvent dans l’environnement. - Pxhere
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Obligatoires depuis les années 1990, les pots d’échappement catalytiques permettent de limiter les rejets polluants des moteurs diesel et essence dans l’atmosphère. Le problème, c’est que cette technologie génère un autre type de pollution : les platinoïdes (PGE). Une famille de métaux rares, « connue […] pour être cytotoxique, mutagène et cancérogène ». Elle regroupe le ruthénium (Ru), le rhodium (Rh), le palladium (Pd), l’osmium (Os), l’iridium (Ir) et le platine (Pt).
Or, l’intérieur des pots catalyseurs est en effet recouvert d’une fine couche de ces métaux rares et toxiques, qui en se dégradant, se retrouvent dans l’environnement. Résultat, une nouvelle étude de l’Ademe, publiée le 15 décembre, met en évidence la contamination de notre environnement aux platinoïdes.
En se basant sur des analyses faites en 2021 sur des mousses forestières, l’étude montre que tous les échantillons de mousse sont contaminés aux platinoïdes, parfois à des seuils largement supérieurs à la normale, et à des teneurs plus importantes qu’avant.
Selon l’étude, « la cartographie des teneurs en palladium, en platine et rhodium met en évidence des zones géographiques plus contaminées en relation avec deux sources émettrices : le trafic routier et l’industrie ».
Toutefois, il n’est pas encore « possible de déterminer avec précision les sources de contamination ni d’expliquer complètement l’évolution temporelle des teneurs dans les mousses », pointent les auteurs de l’étude, qui plaident pour des recherches plus approfondies sur ces polluants.