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Dans une étude publiée mardi 12 octobre, l’association Générations Futures pointe la présence de résidus de pesticides dans des mueslis aux fruits non bio.
Générations Futures, spécialisée dans l’étude des dangers liés aux pesticides et aux OGM, affirme que ces mueslis contiennent en moyenne 9,4 résidus de pesticides, dont 5,4 suspectés d’être des perturbateurs endocriniens.
Cependant, pour une consommation de 50 à 100 grammes par jour de produit, « aucune dose journalière admissible » ne semble être dépassée, précise-t-elle.
Aucun résidu n’a en revanche été trouvé dans cinq échantillons de mueslis bio analysés, indique l’ONG.
L’ONG a fait analyser 15 mueslis et produits assimilés non bio et cinq bio, achetés dans des supermarchés dans les Hauts-de-France. Ils appartiennent à de grandes marques (Kellogg’s, Nestlé, Jordans...) ou des marques de distributeurs (Auchan, Leclerc, Carrefour...).
« Dans les 15 échantillons non bio testés, 141 résidus ont été retrouvés au total, dont 70 ont pu être quantifiés », indique Générations Futures. « Parmi ces 141 résidus, 81 sont des perturbateurs endocriniens suspectés, soit 57,44% du total ».
Le nombre maximum de résidus trouvés dans un échantillon non bio s’est établi à 14, le nombre minimal à six, indique encore l’enquête.
Une molécule, le pyriméthanil, a été détectée dans tous les échantillons non bio analysés. Selon l’ONG, ce fongicide utilisé en viticulture est « classé cancérigène possible » aux États-Unis.