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En bref — Monde

Deux défenseurs de l’Amazonie probablement assassinés

Captures d'écran d'une vidéo du photographe Gary Calton montrant Dom Phillips et Bruno Pereira en Amazonie en 2018.

Ils n’ont plus donné de signe de vie depuis le 5 juin. Tout porte à croire que le journaliste britannique Dom Phillips et le spécialiste brésilien des peuples autochtones Bruno Pereira ont été assassinés au Brésil. Les deux hommes ont été vus pour la dernière fois dans la vallée de Javari, en Amazonie, et sont portés disparus depuis.

Le journal The Guardian – pour lequel collaborait régulièrement Dom Phillips – rapporte que la police locale a trouvé deux cadavres d’hommes dans la région où ils se trouvaient. Le 15 juin, le chef de police régionale Eduardo Fontes a déclaré qu’un des deux suspects arrêtés quelques jours plus tôt avait avoué avoir tué les deux hommes. Il les aurait enterrés, et devait y conduire la police dans les prochaines heures. Une annonce qui met fin à dix jours de recherches.

Ils travaillaient à un livre sur les menaces contre l’environnement et les peuples autochtones

Bruno Pereira et Dom Phillips voyageaient en bateau et réalisaient des interviews en Amazonie, en vue de l’écriture d’un livre sur les menaces contre l’environnement et les peuples autochtones par le journaliste britannique. D’après l’Union des peuples indigènes de la vallée de Javari (Univaja), les deux hommes avaient reçu des menaces.

« C’est assez. Le monde doit se réveiller et faire chaque pas pour faire cesser la violence et la répression intolérables se déroulant en Amazonie. Le plus grand hommage que nous puissions rendre à Dom et Bruno est de poursuivre leur travail vital jusqu’à ce que tous les peuples du brésil et leurs forêts soient entièrement protégés », a réagi Pat Venditti, le directeur exécutif de la branche britannique de l’ONG Greenpeace, dans un communiqué de presse.

En 2021, le rapport annuel de l’ONG Global Witness a révélé que 227 activistes de l’environnement avaient été tués en 2020. L’Amérique du Sud et l’Amérique centrale, qui abritent la biodiversité la plus riche et des forêts encore intactes, ont été les régions les plus meurtrières.

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