Devant Airbus, des militants dénoncent l’expansion du trafic aérien

28 août 2017 / par Lorène Lavocat (Reporterre)

530 nouveaux aéroports, 35.000 nouveaux avions prévus : le trafic aérien s’emballe, au mépris du climat.

Dimanche 27 août, une dizaine de militants ont matérialisé une ligne rouge devant le siège d’Airbus à Toulouse, afin de dénoncer l’expansion du trafic aérien, nocive pour le climat. Au cri de « Moins d’avions dans l’air, revenons sur terre ! », ils ont brandi des pancartes énumérant les projets d’aéroport dans le monde. 530 aéroports devraient ainsi être agrandis ou construits dans les prochaines années.

Airbus et Boeing émettent près de 92 % du CO2 de l’aviation dans l’atmosphère. Pourtant, Airbus prévoit de doubler le nombre de passagers dans les 20 prochaines années avec la construction de 34.900 nouveaux avions. Il est prévu une augmentation de 300 à 700 % des émissions dues à l’aviation d’ici 2050.

« Cette action est contre l’entreprise Airbus et ceux qui tirent profit de son expansion, pas contre ses travailleurs, explique Mira Kapfinger du mouvement climatique System Change, not Climate Change ! On veut lutter ensemble pour une transition juste, sortir des secteurs comme les transports nocifs et l’armement - et tout le monde sait que 20 % des revenus d’Airbus viennent de la vente d’armes et que Airbus est le deuxième plus gros producteur d’armes - pour aller vers des bonnes conditions de travail et des boulots décents qui bénéficient aux travailleuses et travailleurs et à l’environnement dans lequel nous vivons toutes et tous ».

« Airbus, mais aussi les lignes d’avions et les aéroports sont hautement subventionnés. C’est pourquoi les billets d’avion sont souvent très peu chers en comparaison avec un billets de train même si voyager en avion émet environ 18 fois plus de gaz à effet de serre qu’un voyage en train », ajoute Magdalena Heuwieser de Finance & Trade Watch Autriche.



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- Source : Lorène Lavocat pour Reporterre.

- Photo : © Lorène Lavocat/Reporterre

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