Les glaciers du Kilimandjaro réduits comme peau de chagrin avec le réchauffement climatique
Des alpinistes près du sommet du Kilimandjaro, en Tanzanie, en 2017. - © Christian Kober / Robert Harding Premium / Robertharding via AFP
Des alpinistes près du sommet du Kilimandjaro, en Tanzanie, en 2017. - © Christian Kober / Robert Harding Premium / Robertharding via AFP
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Au moins 13 millions de personnes ont été affectées par les phénomènes météorologiques extrêmes en Afrique ,en 2025. Et plus de 3 000 décès ont été signalés. Ces chiffres sont issus d’un nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), dévoilé le 18 juin et passant au crible les principaux indicateurs climatiques du continent.
Plus de la moitié des événements recensés concerne des inondations, parfois d’une violence extrême. En mai 2025, plus de 200 personnes ont péri au Nigeria suite à un épisode de pluies torrentielles. Un mois plus tôt, plus de 160 victimes avaient été déplorées du côté de la République démocratique du Congo. « Le continent peine à faire face aux conséquences de ces catastrophes, et seulement 40 % des pays disposent de systèmes d’alerte précoces multirisques, pourtant indispensables pour sauver des vies », précisent les auteurs.
Les glaciers ont perdu plus de 90 % de leur superficie
La sécheresse a aussi touché plus de 8,5 millions d’individus en Afrique de l’Est, et les glaciers du continent fondent à vue d’œil. Depuis la fin du XIXe siècle, ils ont perdu plus de 90 % de leur superficie. Et le Kilimandjaro, point culminant d’Afrique s’élevant à près de 5 900 mètres d’altitude, n’y fait pas exception. Sa superficie glaciaire est passée de 11,4 km² en 1900 à moins de 1 km² ces dernières années.
Les données dévoilées rappellent à quel point il est urgent de placer le concept de dette climatique au cœur des négociations internationales sur le climat. Dans une triste ironie du sort, les pays participant le moins au changement climatique sont aussi ceux qui en subissent les plus lourdes répercussions. À l’inverse, les États les plus riches, historiquement responsables, disposent des meilleurs outils pour s’en prémunir.