Devoir de vigilance : le Parlement européen résiste aux lobbies
Le texte reviendra en plénière dès novembre 2025. - Wikimedia Commons/CC BY 2.0/Håkan Dahlström
Le texte reviendra en plénière dès novembre 2025. - Wikimedia Commons/CC BY 2.0/Håkan Dahlström
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Par 318 voix contre 309, les eurodéputés ont rejeté le 22 octobre, à Strasbourg, la position de la commission juridique sur la directive Omnibus I, qui affaiblissait fortement la directive sur le devoir de vigilance adoptée en avril 2024.
Ce vote empêche l’envoi direct du texte en trilogue — des négociations informelles entre les représentants du Parlement européen, du Conseil de l’Union européenne et de la Commission — et garantit un débat en plénière, où l’ensemble du Parlement pourra se prononcer sur l’avenir de cette législation clé du Green Deal.
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La directive Omnibus vise à alléger les obligations de transparence et de responsabilité imposées aux entreprises par les textes sur le devoir de vigilance (CSDDD) et le reporting de durabilité (CSRD), sous la pression des lobbies industriels et financiers. « Ce texte a été phagocyté par les lobbies, mais il peut désormais être amélioré par les groupes politiques qui défendent le climat et les droits humains », a réagi Olivier Guérin, de Reclaim Finance.
Pour Marie Toussaint, eurodéputée écologiste, ce rejet marque « la victoire de l’Europe du courage face à l’Europe du renoncement ». Le texte reviendra en plénière dès novembre, ouvrant une nouvelle bataille sur la place des normes sociales et environnementales au cœur du projet européen.