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Photographe dans les Vosges ©Mathieu Génon/Reporterre

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En bref — Notre-Dame-des-Landes

Édouard Philippe confirme la rétrocession d’une partie des terres de la Zad au département

En déplacement à Nantes ce jeudi 5 juillet, le Premier ministre a fait plusieurs annonces concernant les suites de l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Il a annoncé la création d’un fonds d’indemnisation pour les riverains de l’aéroport de Nantes Atlantique, actuel aéroport de Nantes, qui va être agrandi.

Il a aussi confirmé que près de 900 hectares de terres seraient bien cédées au département de Loire-Atlantique, mais pas « à l’euro symbolique », comme le réclamait Philippe Grosvalet, président du Conseil départemental.

Cette annonce a suscité une réaction d’inquiétude de l’Assemblée des usages, assemblée réunissant habitants de la Zad, paysans la cultivant et paysans solidaires, soutiens et associations dans le but d’une gestion commune des terres. En effet, le Conseil départemental a déjà signé une convention avec la Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique afin de lui confier la gestion de ces terres. Or, « nous connaissons la contradiction entre les normes et critères productivistes prônés par la chambre et la vision d’une agriculture paysanne, collective et à petite échelle sur laquelle se basent les projets existants portés par le mouvement sur la Zad. On sait par ailleurs que la chambre risque de privilégier le fait que les terres préservées aillent à l’agrandissement d’exploitations existantes plutôt qu’à de nouvelles installations », écrit l’Assemblée dans un communiqué.

La question de la préservation de la biodiversité est aussi pointée : « On peut douter fortement qu’une institution publique qui a poussé pendant de longues années pour le bétonnage du bocage se mette aujourd’hui dans des dispositions réelles pour assurer sa protection et se donner les moyens nécessaires à œuvrer au maintien de sa biodiversité. »

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